Formative - chapitre 4


Hello everybody, everybody hello!
Et oui, et oui, voici le chapitre 4!

Bonne lecture!


***



“Un autre film, aller,” plaida Bill. “S'il te plait?”

“Oui, s'il vous plait?” ajouta Andreas.

Simone regarda son fils et son meilleur ami puis Tom. “Qu'est-ce que tu en dis, Tom?”

Tom haussa les épaules. “Peu importe.”

Bill se pencha et lui fila un coup dans le bras. “Aller Maman, il n'est que onze heures et il n'y a pas d'école demain.” Simone croisa les bras puis sourit.

“D'accord, mais seulement un de plus et ensuite vous allez tous au lit. Et ne faites pas de bruit.”

“Merci, Mme. T,” dit Andreas alors que Simone quittait la pièce. Il se cala dans un vieux fauteuil confortable et mangea une autre poignée de chips. Comme souvent le vendredi soir, Andreas était là pour regarder des films et passer la nuit. “Qu'est ce qu'on regarde?”

Tom, assis par terre, le dos contre le canapé attrapa sa guitare et commença à jouer au hasard quelques nouveaux accords qu'il avait appris. “Je m'en fiche. Un truc bien.”

“'Un truc bien,'” l'imita Bill, s'étirant contre les coussins du canapé. Tom envoya une main en arrière et frappa Bill sur la tête. “Héé!” Il déplia ses longues jambes et poussa Tom du canapé.

“Temps mort,” dit Andreas en faisant le signe de ses mains. “On n'a qu'à regarder ce nouveau film d'horreur, j'ai vu que votre beau-père l'avait loué.”

“On a pas le droit,” dit Bill sourdement.

“Il ne le saura jamais,” dit Tom, posant sa guitare et se dirigeant vers la télévision. Il prit le DVD et le secoua. “Pas de problème. On aura qu'à changer si Maman ou Gordon arrivent.”

“Vous m'attirez toujours des emmerdes les mecs,” dit Bill.

“Arrête de faire ton trouillard,” répliqua Tom.

“Ouais,” ajouta Andreas.

“C'est pas vous qui vous faites toujours avoir,” dit Bill avec une petite moue. Les deux autres garçons rirent et Bill croisa les bras. “Sérieusement!”

Tom rit juste un peu plus et plaça le DVD dans le lecteur. “Je parie que tu as peur, hein?”

“Mais non.”

“Tu veux que je te tienne la main?” demanda Tom. Bill rougit.

“Arrête de faire ton connard,” dit Bill. “Je n'ai pas peur.”

Tom se leva. “Donc ça t'est égal si j'éteins les lumières?” Bill hocha la tête et Tom éteignit. La pièce était d'un noir d'encre jusqu'à ce que le film démarre sur l'écran. Evidemment, Bill n'avait pas peur du noir ou des films d'horreur, mais bien sûr, il fallait que Tom l'emmerde. Il détestait vraiment Tom parfois.

Les trois garçons étaient assis en silence et le film commença. Ça n'était pas vraiment aussi effrayant que ça, du moins pas encore, et Bill était encore fâché contre Tom. Il arrivait toujours à retourner Andreas contre lui. Tous les deux pensaient sûrement qu'il était un gamin.

Bill s'assit un peu mieux dans le canapé, les yeux rivés sur Tom assis au sol à côté.

'Il arrive toujours à m'avoir,' pensa Bill. Puis Bill eut une idée sournoise. Il regarda du côté d'Andreas; il était complètement absorbé par le film. 'Tu vas avoir ce que tu mérites, Tom.'

Bill bougea silencieusement sa jambe pour la positionner au dessus de l'épaule de Tom. Se mordant la lèvre, il appuya son orteil sur le côté du cou de Tom. Tom tressaillit et se recula. Bill sourit et recommença, cette fois en remontant le long du cou de Tom jusque derrière son oreille.

Tom ne disait rien, Bill savait que c'était bon signe. Si Tom pensait que Bill voulait juste le titiller, il serait en train de s'en plaindre au monde entier en ce moment même.

Bill était bien en train de le titiller, mais pas de la façon dont Tom voudrait qu'Andreas soit au courant. Bill se redressa un peu et posa une main dans le cou de Tom.

Tom s'éclaircit la gorge et Bill enleva rapidement sa main, jetant un rapide coup d'oeil à Andreas. Andreas ne bougea pas, il regardait toujours le film avec concentration. Bill glissa sur le canapé et s'allongea sur le dos. Il laissa son bras pendre du canapé et tambourina des doigts sur le sol à côté de Tom.

A sa grande surprise, Tom s'adossa au canapé, à côté de la jambe de Bill. Bill releva un sourcil et remonta lentement son genou jusqu'à ce que ses orteils se retrouvent dans le cou de Tom à nouveau. Il fouilla les dreads de Tom de son gros orteil et commença à masser la zone sous l'oreille de son frère de façon régulière.

“Oh!” s'exclama Andreas, et Bill roula loin de Tom aussitôt. “C'était dingue, vous avez vu ça?”

“Ouais,” mentit Bill. Il se plaça au milieu du canapé et s'assit, les genoux remontés à sa poitrine, roulé en boule

Ils regardèrent le film en silence encore un peu jusqu'à ce que Bill sente quelque chose bouger le long du canapé. Il ne regarda pas. Il ne voulait pas car il savait qu'il aurait forcément une réaction : un rire, un hoquet, quelque chose.

Puis Bill sentit une main bouger lentement le long de sa cuisse et ses yeux s'écarquillèrent.

'C'est pas vrai,' pensa Bill. 'Quel connard.'

Bill se décida rapidement et attrapa la main de Tom. Il sentit la main sursauter dans la sienne et sut que Tom ne s'y attendait pas. Avec un air triomphal, il approcha lentement et délibérément la main de Tom vers son entrejambe. Dès que sa main atterrit à cet endroit, Tom la retira.

Bill eut un sourire en coin. “Bon film, Tom, non?”

“Euh... ouais,” grommela Tom.

Bill se déplaça un peu plus sur le canapé jusqu'à se retrouver assis directement derrière Tom. Il pensa à retripoter les dreads de Tom mais Tom s'avança hors de sa portée. “Tu me bouches la vue,” mentit Bill.

“Mais non,” répondit Tom.

“En fait si,” dit Andreas depuis son fauteuil. “Tu caches tout le sang. Pourquoi est-ce que tu ne vas pas t'asseoir dans le canapé ?”

“Ouais,” dit Bill. “Je peux te faire de la place.”

Tom regarda en arrière vers Bill et secoua la tête. “Je, euh...”

“Chut!” les fit taire Andreas. “Vous manquez le film.”

Tom leva les yeux vers Bill puis s'installa à contre coeur sur le canapé, s'asseyant aussi loin que possible de son frère. Cela ne consterna pas Bill. Il s'étala à nouveau et posa sa tête à l'autre bout du canapé. Bill était tout en jambes, donc ces longs membres cognaient contre Tom de façon pénible. Tom se penchait pour s'écarter comme si Bill avait la peste.

“Arrête ça,” dit Tom à voix basse, ses yeux lançant des éclairs vers Bill. Bill se contenta de plisser les yeux et se rassit correctement. Il ne bougea pas pendant quelques instants, puis se leva pour aller à la salle de bain.

Quand il revint, il se rassit sur le canapé, très près de Tom. Tom soupira et commença à bouger mais Bill écarta une jambe sur les genoux de Tom qui essaya de la repousser. Bill contracta ses muscles et appuya sur les genoux de Tom. Tom lui mit un coup de coude dans le côté, ce qui le fit crier.

“Chuut,” siffla Tom.

Andreas leur jeta un oeil. “Ça n'était même pas vraiment effrayant.”

“Je sais,” grommela Bill. Il était vraiment énervé maintenant. Il voulait faire payer son frère. Il appuya plus fort sa jambe contre Tom et posa légèrement sa main sur sa cuisse. Du coin de l'½il, il vit Tom tourner la tête vers lui.

Bill glissa sa main sur l'entrejambe de Tom et sentit qu'il était très, très dur. Bill pouvait sentir la chaleur à travers le jean de Tom et il serra son sexe.

Tom toussa bruyamment et se leva, se débarrassant de Bill. “Ce film est naze, je vais me coucher.”

“Tu as juste peur,” dit Bill en fixant Tom, le défiant de dire le contraire.

“Ouais, ouais, c'est ça,” dit Tom.

“Je pense qu'il a peur. Regarde sa tête,” dit Andreas. Bill sourit et Tom leur fit une mine renfrognée puis partit. “Quelle mauviette!”

“Ouais.” Bill sourit et se tourna vers la télévision. Il se rendit compte qu'il allait devoir vraiment se concentrer sur le film maintenant et tout ce dont il avait envie était de suivre Tom au lit. Peut-être qu'il n'avait pas gagné finalement. Bill bailla et essaya de se sentir supérieur. 'Stupide, Tom, partir...'


**


Environ une heure plus tard, les garçons étaient dans la chambre de Bill. Ils s'étaient tous les deux endormis en bas et avaient loupé plus de la moitié du film. Bill installa le matelas en mousse pour Andreas et lui donna un oreiller.

“Ne pisse pas au lit cette fois,” dit Bill.

“Une fois, c'est arrivé une fois quand on avait six ans,” grogna Andreas.

“C'est juste pour te le rappeler,” rit Bill. “Toujours. Je te le rappellerai la nuit de tes noces.“ Il lança un sac de couchage à Andreas. Ça avait toujours été comme ça ; peu importe à quel point les jumeaux étaient bons amis avec Andreas, il dormait toujours dans la chambre de Bill.

“Tu crois que Tom m'en veut?” chuchota Andreas.

“Quoi? Pourquoi?” Bill se pencha par dessus son lit et loucha dans le noir.

“Il était plutôt bizarre ce soir, puis il est partit,” dit Andreas lentement. “Je ne veux pas qu'il soit fâché contre moi. C'est bizarre.”

“Il a pas mal de choses en tête en ce moment. On a plein de trucs avec le groupe qui arrivent,” expliqua Bill.

Bill n'entendit rien d'autre, donc il supposa que c'était une réponse suffisamment satisfaisante pour Andreas. Bill avait été épuisé un peu plus tôt, mais maintenant il était bien réveillé. Bien réveillé, à penser à Tom. La situation dans le salon le fit réfléchir à ce qu'ils faisaient. Pour la première fois depuis que ça avait commencé, Bill se sentait un peu bizarre à propos de tout ça.

Est ce qu'ils faisaient quelque chose de mal? Bill pensa que c'était peut-être le cas. Il s'enroula de ses bras. Peut-être que Tom était fâché contre lui. Peut-être que Tom ne voudrait plus dormir avec lui.

'Il faut que je lui parle,' pensa Bill. Il resta allongé pendant quelques minutes de plus jusqu'à ce qu'il entende de légers ronflements venir du côté d'Andreas. 'Hmm...'

Bill se leva précautionneusement du lit et contourna la silhouette endormie d'Andreas. Le plancher craqua sous ses pieds mais Andreas ne broncha pas. Bill sortit rapidement de la chambre et se retrouva devant la porte de Tom. Les lumières étaient éteintes et Tom était sûrement endormi mais Bill ouvrit la porte quand même et entra.

Il pouvait voir la silhouette de Tom sur le lit et il s'approcha doucement.

“Tom?” siffla-t-il dans l'obscurité. Pas de réponse. “Tom,” dit-il un peu plus fort. Il s'assit à côté de Tom sur le lit et lui secoua l'épaule. Tom marmonna quelque chose dans son sommeil et Bill lui donna un petit coup. “Tom!” chuchota-t-il de manière forte. Tom laissa échapper un ronflement bas. Bill fronça les sourcils et se pencha très près du visage de Tom. Il était sur le point d'essayer de le réveiller encore une fois quand Tom se redressa vivement et l'attrapa. “Ahh!” cria Bill et Tom le plaqua sur le lit en riant.

Le coeur de Bill battait furieusement et il dégagea Tom de sur lui.

“Pauvre con,” chuchota Bill.

“Tu l'as bien mérité, petit frère,” dit Tom avec un large sourire.

“Je ne suis pas petit,” dit Bill. “Pauvre con.”

“Qu'est-ce que tu as foutu pendant tout ce temps?” demanda Tom. “Je t'ai attendu, quoi, des heures.”

“Hmm, tu te rappelles de notre ami Andreas,” dit Bill. “Parfois il vient à la maison. Ce soir il dort à la maison. J'étais avec lui. Pourquoi, tu es jaloux?”

Tom cogna fort Bill dans l'épaule et Bill cria. “Enfoiré,” chuchota Bill, et il pinça Tom aussi fort qu'il le pouvait au côté. Tom grogna et repris le dessus sur Bill, le clouant contre le matelas. Bill leva les yeux vers le visage de Tom, encadré de dreads. Tom respirait fort et Bill pouvait le sentir sur son cou et son visage.

“Tom.”

“Oui.” Tom pressa ses hanches contre celles de Bill et frotta un peu de haut en bas. Le souffle de Bill se coupa et il déglutit fortement.

“Est-ce que c'est mal?”

Bill vit Tom se mordre la lèvre et froncer les sourcils. “Qu'est-ce que tu veux dire?”

“Tu sais ce que je veux dire.”

Tom roula à côté de Bill et s'installa sur le dos. Il haussa les épaules. “On ne fait qu'essayer des trucs pour voir comment ça fait. On s'entre aide.”

“Ok.” Bill ne voulait pas insister car il pensait que s'il le faisait, Tom commencerait à trouver tout ça bizarre et n'en voudrait plus. Il frotta son nez contre le bras de Tom et traîna ses lèvres humides vers le haut de son épaule pour y poser son menton. “Et tu avais peur pendant le film. Peur que je te fasse jouir.”

Tom frappa Bill à nouveau et s'assit. Il s'agenouilla au-dessus de Bill et le poussa contre le matelas une fois encore. “Tu n'aurais pas pu.”

“Je parie que si.” Bill sourit malicieusement.

“J'ai de l'endurance,” dit Tom, “Pas comme certaines personnes que je connais.”

“J'ai de l'endurance,” dit Bill, laissant échapper une petite exclamation quand le corps de Tom vint se reposer contre le sien. Tom bougea ses hanches contre celles de Bill et leurs sexes se frottèrent ensemble. Le ventre de Bill se contracta et il dut tourner son visage sur le côté. Il ne pouvait pas regarder Tom à cet instant là.

Quelque chose dans leur position faisait rougir Bill. Ils n'avaient jamais vraiment fait quelque chose comme ça avant. Un contact corporel total. C'était incroyable.

Tom poussa contre Bill un peu plus et Bill étouffa un hoquet. “Tom, qu'est-ce... qu'est-ce que tu fais?”

Tom haussa les épaules et recommença. “C'est bon, non?”

Bill acquiesça et osa regarder Tom. Tom se mordait la lèvre alors qu'il inclinait ses hanches contre Bill. “C'est... oh... très bon.”

“On pourrait enlever ton pyjama,” dit Tom très doucement. Il avança sa bouche vers l'oreille de Bill et chuchota, “Et le mien.”

Bill couina. “Mais...”

“On serait ensemble,” dit Tom. Il plaça une main sur le ventre de Bill, jouant avec les ficelles de son bas de pyjama.

Le ventre de Bill lui sembla extrêmement lourd quand lui vint l'idée que peut-être Tom agissait de façon sexy. Il n'était pas sûr. Tout ce qu'il savait c'était qu'il voulait vraiment ce que Tom voulait. Bill voulait être ensemble, avec Tom.

“Ok,” chuchota Bill. “Ok, d'accord.”

“Ok.”

Bill autorisa Tom à tirer son pyjama le long de sa taille, ses cuisses puis à l'enlever. Ensuite, Tom resta étendu, immobile, avec une expression d'attente sur le visage. “Quoi?” demanda Bill.

“Je peux pas faire tout le boulot.” Tom eut un sourire en coin.

Bill leva les yeux au ciel et rassembla pudiquement la couverture à ses hanches en s'asseyant pour enlever le pyjama de son frère. Tom poussa ses hanches en avant et Bill fit courir une main sur sa peau douce avant de glisser ses doigts en dessous du vêtement. Le corps de Tom trembla quand Bill glissa avec précaution son pyjama le long de ses jambes avant de le retirer complètement.

“Les T-shirts,” dit Bill. Tom hocha la tête. Il tirèrent tous les deux leurs T-shirts par-dessus leurs têtes et les jetèrent au sol. Bill frissonna et réalisa qu'ils étaient tous les deux parfaitement nus. “Euh.”

“Mets toi sur le dos,” ordonna Tom. Bill soupira.

“Pourquoi moi?”

“Parce que je suis plus vieux que toi,” dit Tom.

“Je suis plus grand,” répliqua Bill.

Tom rit et força Bill à s'allonger. Bill se débattit un peu mais laissa Tom le manoeuvrer. “Tu aimes être commandé,” dit Tom.

“Non, je—”

“Si.” Tom s'installa sur Bill et ils se turent tous les deux. Bill pensa qu'il allait se mettre à hyperventiler quand la silhouette complètement nue de Tom se frotta à lui. Puis Tom lui écarta les jambes.

Bill était définitivement en train d'hyperventiler.

Il sentit le pénis gonflé de Tom frotter contre le sien et c'était une expérience complètement nouvelle. Bill crut qu'il allait jouir immédiatement mais quelque chose dans un coin de sa tête lui dit que Tom le lui rappellerait pour le restant de ses jours s'il le faisait. Bill prit une profonde inspiration. Il devait riposter. Il pouvait facilement rester simplement là et laisser Tom s'écraser régulièrement contre lui, mais il voulait riposter.

Bill attrapa la tête de lit à deux mains et se cambra, poussant son entrejambe contre celui de Tom. Il grogna sous l'effort et Tom hoqueta, ne s'attendant pas à ce mouvement soudain. “Putain,” dit Tom entre ses dents.

“Ha, han,” souffla Bill, roulant des hanches et se pressant contre Tom. Tom tourna ses propres hanches et bientôt ils trouvèrent un rythme parfait, leurs sexes glissant l'un contre l'autre sans aucune gêne. Les orteils de Bill se crispaient si fort qu'ils étaient douloureux, et il pouvait à peine se retenir. Tom laissa tomber sa tête et enfouit son visage dans le cou de Bill.

“Haan, Bill,” murmura Tom contre la peau de Bill. Bill ferma les yeux et pencha la tête contre celle de Tom. “Plus fort.”

“Non, toi.”

“Je suis proche,” dit Tom à bout de souffle. Bill sentit un déferlement familier parcourir son corps. Il savait qu'il était proche lui aussi. Il voulait tenir, cependant. Il voulait jouir avec Tom, contre lui.

“Pas déjà,” gémit Bill dans l'oreille de Tom. “On a juste commencé.”

“Je peux pas...” Tom rejeta la tête en arrière et gémit. “Arrête de bouger ou je vais venir.”

Bill lâcha la tête de lit et ramollit son corps. Tom ralentit ses mouvements, haletant fort dans l'oreille de Bill. “Nom de Dieu,” hoqueta Bill.

“Ouais,” dit Tom. Il descendit ses mains le long du corps de Bill et agrippa ses hanches. “Laisse moi... essayer quelque chose.” Bill acquiesça, il était prêt à prendre tout ce que Tom lui donnerait. Tom se rapprocha encore plus près entre les jambes de Bill, tellement que son pénis glissa entre elles et cogna contre ses testicules. Bill se tortilla sur le lit et Tom maintint ses hanches en place.

“Qu'est-ce... oh!” gémit Bill alors que Tom poussait entre ses jambes. Le sexe de Tom appuyait fort contre ses cuisses et ses fesses. Chaque fois que le sexe de Tom allait cogner la zone derrière ses testicules, il hoquetait, un feu lui dévorant les entrailles. Ils étaient en sueur et leurs corps glissaient facilement l'un contre l'autre, le pénis de Tom s'enfonçant durement entre les jambes de Bill. C'était tellement intime que Bill ne pouvait presque pas le supporter. (à cet endroit, certaines lectrices se sont demandé si Tom pénétrait Bill. Non, il est simplement entre ses cuisses. Ça ne sera pas pour ce chapitre ^^ )

Bill ne pouvait pas s'empêcher de penser, 'C'est du sexe,' alors que Tom bougeait contre lui. Si c'était du sexe, c'était la meilleure chose qui n'était jamais arrivée à Bill. Meilleur que la fellation, et de loin. Mais en quelque sorte, Bill savait que ça n'était pas ça. Ce n'était pas du sexe. Il ne savait pas vraiment ce qu'ils pouvaient faire d'autre mais il pensa que ça devait être incroyablement choquant et obscène. Bill se tint fermement aux épaules de Tom et enroula ses jambes autour de ses fesses.

Ce nouvel angle les fit tous les deux gémir. “Bill, tu es...” grinça Tom entre ses dents, “un génie.” Bill était rendu trop loin pour être flatté par les mots de Tom. La tête de Tom tomba, ses dreads atterrissant dans le visage de Bill, et son pénis cognant derrière ses testicules à nouveau. Bill couina, cette zone était fantastique.

“Encore,” dit Bill. “S'il te plait.”

Tom se pressa contre lui quelques autres fois avant de relever légèrement les hanches de Bill et de coller leurs verges ensemble à nouveau. Bill, fiévreux de désir, glissa ses mains vers le bas et les caressa ensemble pendant qu'ils bougeaient.

C'était juste suffisant.

“Est-ce que tu vas...?” demanda Tom.

Bill hocha furieusement la tête. “S'il te plait, Tom.”


**


Andreas se réveilla au son du plancher qui grinçait sous des pas. Il avait toujours su que la maison était vieille et on lui avait répété encore et encore que quand les vieilles maisons se tassent, elles ont tendance à grincer. Andreas avait passé de nombreuses nuits éveillé dans la chambre de Bill, se demandant si un craquement particulier venait de la vieille maison ou d'un cambrioleur entrant par effraction.

Ce craquement, en revanche. Ce craquement était différent.

“Bill?” chuchota fortement Andreas. Il s'assit et regarda le lit de Bill. Il était vide. “Hein, Bill?”

Andreas regarda aux alentours. Les couvertures de Bill étaient retournées comme si on en était sorti. Peut-être qu'il était juste allé à la salle de bain. Andreas soupira et se rallongea, fermant fermement les yeux.

Vingt minutes passèrent et Andreas n'arrivait pas à dormir. Bill n'était pas revenu non plus.

Andreas se leva lentement, son pyjama collé à ses jambes. Il frissonna légèrement et regarda la pièce obscure. Le film qu'ils avaient vu plus tôt lui repassait en tête et bien qu'il ne voulait pas l'admettre, il avait peur.

Puis il entendit un petit cri venant de l'extérieur de la pièce et il crut qu'il allait sursauter jusqu'au plafond. Il voulait courir dans son sac de couchage, mettre son oreiller sur sa tête et se cacher. Mais il était aussi inquiet.

Est-ce que Bill allait bien?

Andreas prit son courage à deux mains et sortit de la pièce, les yeux grands ouverts dans le noir. Il dépassa la chambre de Tom et était sur le point de descendre les escaliers quand il entendit à nouveau le son d'un petit cri. Il se tourna et fixa la porte de Tom.

“Tom?” demanda-t-il, s'approchant de la porte à pas de loup. Il n'y eut aucune réponse.

Il était certain d'entendre Bill là dedans, et on aurait dit qu'il pleurait. Andreas, pendant un moment, pensa qu'il devrait s'occuper de ses affaires. Mais il était comme de la famille depuis toutes ces années et il voulait vraiment savoir ce qui n'allait pas avec son meilleur ami. Il poussa doucement la porte, et ne rencontra que plus d'obscurité.

“Bi...” commença Andreas tandis que ses yeux s'habituait à l'obscurité. Là, sur le lit, il voyait Tom et Bill, nus, bougeant l'un contre l'autre, et ils gémissaient. Les yeux d'Andreas s'écarquillèrent encore plus à cette vue et sa bouche s'assécha. De toutes les choses qu'il s'attendait à trouver derrière la porte, celle-ci était reléguée au rang des moins probables. Il recula mais ne partit pas, ne détourna pas le regard, il resta simplement bouche bée.

“Oh, putain, ça vient,” entendit-il dire Tom.

“Oui... Oh, merde, Tom... oui...” Là c'était Bill.

Les jumeaux se tendirent visiblement puis grognèrent, le tout suivit par des soupirs et des souffles perturbés et irréguliers. “C'était... Il faudra qu'on remette ça,” dit Tom, une trace de rire dans la voix.

“Je ne sais pas pourquoi on n'a pas fait ça avant,” acquiesça doucement Bill.

“Rho, Bill, Tu m'en as mis partout.”

Andreas ne put en supporter davantage. Il retourna rapidement dans la chambre de Bill et s'allongea sur son lit improvisé.

Dans le noir, Andreas trembla un peu.

Il ne savait pas quoi en penser. Est-ce que c'était normal ? En un sens, tandis qu'il était allongé là, il pensa que ça l'était peut-être. Pour Bill et Tom en tous cas. Il souhaita ne les avoir jamais surpris, mais il ne lui vint pas à l'esprit qu'il avait vu quelque chose de mal. Il n'avait jamais eu de frère et s½ur, alors ses perceptions du bien et du mal était en quelque sorte faussées. Tom et Bill avaient toujours été bizarres dans leur genre.

'Peut-être que j'en parlerai à Bill plus tard,' pensa-t-il et il ferma ses yeux ensommeillés. Maintenant qu'il savait qu'il n'y avait aucun monstre ou assassin dans la maison, il se sentait épuisé.


**


Andreas arriva au rez-de-chaussée le matin suivant, entièrement habillé. Il s'était réveillé un peu trop tard dans une chambre vide. Il avait supposé que Bill était déjà en bas.

Il avait eu raison. Alors qu'il tournait un coin en direction de la cuisine, il vit Bill et Tom, assis à table, en train de manger des gaufres surmontées de tous les morceaux de fruit imaginables. Gordon était aux fourneaux, lisant le journal.

“Salut,” dit Bill, son visage s'éclairant quand Andreas entra dans la pièce. Tom hocha la tête dans sa direction, la bouche pleine.

“Coucou,” l'accueillit Gordon, le regardant par dessus sont journal. “Qu'est-ce que je peux te préparer?”

“hum... quelques unes de ses gaufres, ça serait super, merci,” dit Andreas, en montrant les assiettes de Bill et Tom. Gordon hocha la tête et commença à cuire quelques gaufres supplémentaires. “Vous êtes levés depuis combien de temps, les mecs?”

Bill et Tom se regardèrent. “Un moment,“ répondit Bill. “Passe moi le sirop, Tomi.”

“Ne m'appelle pas comme ça,” dit Tom. Andreas regarda leurs yeux se rencontrer et il se sentit nauséeux pendant une seconde, les souvenirs de la nuit précédente arrivant en flashs devant ses yeux.

Il était surtout mal à l'aise, ne sachant pas s'il devait dire quelque chose ou non. “Hum, passe le jus d'orange,” marmonna-t-il.

“Tu as l'air de mauvais poil,” dit Bill, tapant la main d'Andreas avec sa fourchette.

“Est-ce que Bill t'as tenu éveillé toute la nuit?” demanda Tom.

Les yeux d'Andreas se fixèrent dans ceux de Tom. “Quoi?”

“Il ronfle,” dit Tom et Bill sembla blessé.

“Je ne ronfle pas, connard!” Il claqua la main de Tom et Tom en fit autant.

Gordon se retourna des fourneaux et posa une assiette de gaufres chaudes entre les jumeaux. “Ça suffit, les enfants,” dit-il, souriant à Andreas.

“Merci, Mr. T,” dit Andreas, souriant largement à Gordon et plantant sa fourchette dans deux gaufres pour les mettre dans son assiette. Il gardait un ½il sur les jumeaux tout en préparant ses gaufres. Ils n'arrêtaient pas d'échanger des sourires entendus et à se donner des coups de pieds sous la table.

“Arrête, petit bébé,” siffla Tom à Bill. Bill regarda par dessus son épaule pour voir si Gordon les surveillait. Ce n'était pas le cas alors il jeta à Tom une queue de fraise qui atterrit dans ses cheveux.

“Tomi,” railla Bill avec un sourire en coin.

Andreas posa sa fourchette. Il devait dire quelque chose. “Bill, où est-ce que tu es allé cette nuit? Je me suis réveillé et tu n'étais pas là, alors je t'ai attendu un peu, puis je me suis levé pour voir si tu étais dans la salle de bain. Tu n'y étais pas.”

Tom rit. Bill lui envoya encore un coup de pied. “Désolé, je me sentais pas très bien. Je ne voulais déranger personne alors je suis allé à la salle de bain d'en bas.”

Andreas était presque choqué que Bill lui mente aussi ouvertement. Mais bien sûr qu'il avait menti. Andreas ne s'attendait pas vraiment à ce que Bill arrive la bouche en c½ur et dise ce qu'il avait vraiment fait. Il rougit un peu et baissa le regard vers son assiette.

Peut-être qu'il en parlerait à Bill une autre fois. Pour l'instant il allait juste essayer d'oublier ce qu'il avait vu.


***

Et voilà!
Eh eh, pauvre Andi, j'imagine le choc...
Alors il vous plait ce chapitre?
(encore un OS posté sur mon blog *)


Pix : Betsy

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Comments :

  • moi-lovee-detokiohotel

    22/08/2011

    se tre bin se que tu fit est je vai te demander un trus es que aevt tout te capitre je voudrai faire un livre

  • chaos87th

    26/09/2010

    Le pauvre Andy, maintenant il va être choqué à vie grâce aux jumeaux. lol

  • Une-Passion-Un-Amour

    02/05/2010

    Le pauuuuvre andréas !!!!!

    Moi conne comme je suis à sa place j' aurais crier et sauter sur eux !!! =DD

    Mais bon andréas ne ferait pas ça lui xD

  • Wo-sind-deine-Hande

    15/11/2009

    MDR pauvre Chou il est trop CHOKING FOR HIS LIFE!!!

    Bzeuh, TK.

  • Chacha89sky

    27/11/2008

    Pauvre Andy...y'a de quoi en faire des cauchemard(mais pas pour nous...nous on en rêve plutôt XD)

  • x-st0ry-TH-PDP-x

    26/11/2008

    J'aurais trop aimé être à la place d'Andi ! Bah oui, perverse & twincest powaaaaaaaaaaaa (L)*
    xD'

  • xx-freiheit-x-lemon89-xx

    17/11/2008

    Toujours excellent, toujours passionnant !!
    Pauvre Andréas quand même !!!!

    Vraiment très très bien écrit !!!!!

  • xx-Yaoi-entreBill-Tom-xx

    08/11/2008

    Pauvre Andréas ...
    Découvrir ses deux amis qui sont frères, dans le meme lit à faire des choses "perverses" sa doit-ètre quelques peu traumatisant =S

  • topismile

    06/08/2008

    Uii crow bien =)

  • on-devait-se-detester

    03/07/2008

    Oula Andréas qui découve le tout 0_0

    On sent que les jumeaux évoluent ,ils découvrent de nouvelles sensations ,mais à un moment donné ,il n'y aura plus rien à découvrir...

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