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Bienvenue - Présentation 14/01/2008


Bienvenue!!!
moi c'est Winry-th

Ceci est la traduction de deux fics absolument GENIALES écrites en anglais par undrockroll et cynical_terror.
Elle peut être trouvée en version originale ici : http://fiction.tokiohotelfiction.com/viewstory.php?sid=18

Ces deux fics sont Formative (8 chapitres)
et Catharsis qui en est la suite (13 chapitres).
Suivront aussi des scènes bonus, de différentes longueurs (15 en tout)


***

ATTENTION CONTENU POUVANT CHOQUER

***

Cette fic est yaoi twincest.
En clair : relations sexuelles entre jumeaux, en l'occurence Bill et Tom Kaulitz du groupe Tokio Hotel.

Ceci n'est évidemment qu'une fiction et ne reflète en rien la réalité.

Ceux que ça dérange peuvent partir dès maintenant.
Pour les autres, régalez vous ^^



petite précision :

Je suis désolée, mais je n'irai pas sur les blogs de tout le monde pour prévenir des suites. J'ai pas mal de choses à faire et ça me prendrait trop de temps.
Par contre, j'accepte tous les amis, donc venez de temps en temps vérifier les mises à jours.

Je ne ferai pas non plus d'article de pub ici car même si c'est moi qui poste et qui ai traduit les fics, je considère que le contenu ne m'appartient pas et je ne ferai pas n'importe quoi sur ce blog. Il contiendra la fiction, point.


___________________________________________


Pas de panique, les liens ont juste déménagé sur le dernier article du blog ^^

Formative - chapitre 1 14/01/2008


Voilà le tout premier chapitre.
Bonne lecture ^^

***



Au début, Bill n'ouvrit pas les yeux quand il entendit un léger bruit à côté de lui. Il était à moitié endormi et ses oreilles bourdonnaient, mais il l'entendit de nouveau.
"Tom?" dit-il d'une voix endormie.

Aucune réponse. Bill ouvrit les yeux et ne vit absolument rien, la chambre de Tom était si sombre. Il ne dormait pas dans la chambre de Tom toutes les nuits. C'est quelque chose qu'ils avaient commencé à faire à six ans. C'était confortable. Parfois ils ne pouvaient simplement pas dormir seuls, même maintenant à treize ans.

“Tom.”

Le léger bruissement s'accéléra et Bill se redressa sur ses coudes."Tom, qu'est ce que tu fais?"

Tom sursauta aux côtés de Bill. "Quoi?" La voix de Tom était basse et enrouée.

"Tout va bien?" Bill posa une main sur le dos de Tom et se rapprocha. Avant le divorce de leurs parents, Bill avait passé beaucoup de nuits collé au dos de Tom, ses yeux bien fermés, comme si ça pouvait noyer les cris. Il n'y avait aucun moyen pour ne pas entendre, mais d'avoir Tom près de lui le calmait. Cela avait toujours été le cas. "Tom?"
“Rien.”

Bill pressa son menton contre l'épaule de Tom et senti des mouvements saccadés.
"Quel est le problème ?"

“Rendors toi, Bill. Y'a rien.”

Bill commença à protester mais se tut finalement. Il roula sur de son côté et fixa le mur. Tom était silencieux et immobile à ses côtés. Peut-être qu'il avait fait un mauvais rêve. Bill était bien réveillé à présent et était sur le point de se forcer à se rendormir quand il sentit quelque chose cogner dans son dos.

C'était le coude de Tom.

“Aïe,” siffla Bill. Tom ne sembla pas s'en apercevoir et son coude cogna Bill encore une fois.

Tom gémit doucement. Bill leva les sourcils et se tourna de l'autre côté.

“Tom--” murmura Bill, mais il s'arrêta net en sentant son frère se contorsionner. Tom était en train de se branler.

Se branler juste à côté de lui.

Bill cligna des yeux dans le noir. Il restait aussi immobile que possible, retenant son souffle pour éviter tout bruit ou mouvement. La chambre retomba presque dans le silence et tout ce que Bill pouvait encore entendre était le froissement des draps et les petits gémissements de son frère.

Il était terrifié, et gêné. Bill souhaita n'avoir pas rejoint son frère au lit cette nuit là, mais il avait passé une journée particulièrement mauvaise à l'école et il avait attendu ce réconfort toute la journée. Il laissa échapper un souffle lent de sa bouche et inspira profondément par le nez, sans faire de bruit.

“Oh,” murmura Tom. Bill se figea encore plus puis se détourna lentement de Tom. Ses yeux étaient toujours grands ouverts. “Oui.”

Bill n'avait jamais vu Tom dans cette situation auparavant. Son frère commençait à haleter, de doux sons plaintifs s'échappant de ses lèvres pour atteindre les oreilles de Bill. Bill sourit un peu bêtement. Si Tom savait qu'il était réveillé, il en mourrait de honte.

Bill sourit au mur et dressa l'oreille, curieux d'entendre tout ce qu'il pouvait.

“Putain,” lâcha Tom. Le matelas bougea en même temps que Tom.

'Ca doit être une sacrée branlette,' pensa Bill. Il osa retourner la tête pour jeter un coup d'½il sur son frère, mais dans une telle obscurité, il ne voyait que des formes et des ombres. Il pouvait distinguer l'épaule de Tom. Elle montait et descendait.

Intéressé et fasciné, Bill se tourna lentement pour s'allonger sur le dos. Il commença à respirer plus fort tandis que Tom devenait plus bruyant, ses mouvements plus intenses.

"Oh, oh," siffla Tom. Bill devait se retenir de rire tout haut. Il bougea pour être face au dos de Tom juste quand celui-ci roula sur la droite. Les genoux de Tom heurtèrent ceux de bill et le haut de sa cuisse se serra contre son aine.

C'était un pur accident mais Bill en eu le souffle coupé par le choc en sentant son sexe, étonnamment chaud et dur, réagir à ce contact. Un éclair de désir traversa son ventre. Il ne réfléchit pas une seconde et se cambra contre la jambe de Tom.

Le mouvement tira Tom de sa plaisante stupeur et leurs yeux se rencontrèrent dans l'obscurité grise de la pièce.

“Bill,” murmura Tom, mais il ne s'arrêta pas. Il continua de se caresser et Bill, essayant de respirer, se frotta de nouveau contre la cuisse nue de Tom.

Tous deux gémirent et Bill avança une main pour saisir la manche de Tom. Il continuait de se frotter contre la cuisse de Tom, son sexe recouvert en contact avec la peau. Il sentit ses testicules se serrer et sut qu'il devait se toucher. Il s'écarta de son frère, sentant une résistance tandis que Tom bougeait contre lui, s'enchevêtrant quand même. Bill s'installa sur le dos et glissa ses doigts tremblants dans son caleçon. Il releva les yeux et Tom le fixait intensément.

Bill enroula ses longs doigts autour de la base de son pénis et serra une fois. Il grimaça et laissa échapper un cri.

“Sshh.” Les yeux de Tom étincelèrent dans l'obscurité et Bill se senti grisé par cet ordre sévère. Il ferma la bouche et fit courir un doigt sur son érection, s'arrêtant pour entourer le gland de son pouce. Il était si dur que c'en était douloureux.

“Oh, oui,” lâcha-t-il. Il se caressa plus fort et plaça sa jambe entre celles de Tom. Tom lui tombait presque dessus. Il était sur un coude, se tenant au-dessus Bill pendant qu'il caressait son sexe. Leurs souffles chauds et humides arrivaient sur la joue de l'autre et Bill cria encore et enfouit son visage dans le cou de Tom. Il frissonna et laissa échapper un minuscule sanglot.

“Tout va bien,” dit Tom. Il se rapprocha encore et Bill se put s'empêcher de pousser un cri quand il sentit le pénis de Tom cogner contre son ventre.

L'esprit de Bill était parasité par une folie rouge et chaude et il laissa Tom baisser son bas de pyjama.

“Tom, non,” soupira-t-il, ivre de plaisir. Tom colla leurs bassins ensemble et Bill sentit les jointures de doigts de son frère effleurer sa chair sensible. “Tu ne devrais vraiment pas—”

“Tais toi.”

Ils ne dirent plus rien.

Les mains de Tom ne se retirèrent pas, mais ne se rapprochèrent pas non plus. Bill continuait de se caresser en de grands mouvements désordonnés. Ce n'était pas vraiment le côté physique qui lui faisait prendre son pied ; c'était la façon dont Tom et lui se regardaient, concentrés, si proches qu'ils partageait presque leurs souffles. Bill enfouit de nouveau la tête dans le cou de Tom, incapable de supporter l'intensité des profonds yeux bruns de son frère.

Bill soupira. Il pouvait sentir les mouvements saccadés de Tom contre lui et tandis qu'il se mouvait avec lui, des perles de sueur commencèrent à se former sur son front. Bill laissa échapper un sanglot étouffé et cogna son bassin contre l'avant-bras tendu de Tom qui eut un râle rauque.

Ils bougèrent ensemble et leurs mains se rencontrèrent. Bill pouvait seulement imaginer ce que ça aurait donné sans doigts ni mains au milieu. Une chaleur s'épanouit dans son ventre et il enfonça sa tête dans l'oreiller quand il jouit.

Il était envahi de petits picotements, puis il sentit des mains sur ses hanches et sur son ventre et quelque chose de mouillé sur ses cuisses. Tom lui avait éjaculé dessus.

Il grogna et expira dans l'oreiller

Les mains sur lui s'immobilisèrent puis le serrèrent fortement. “Pardon, pardon,” dit Tom. Bill ouvrit les yeux. Tom essuyait désespérément le sperme sur les jambes de Bill. “Merde, pardon, Bill.”

Bill repoussa les mains de Tom puis lui attrapa le poignet. “Charmant,” dit il et les yeux de Tom s'agrandirent.

“Je ne voulais pas...”

“Non, c'est pas grave.”

Tom arrêta d'essayer d'essuyer les jambes de Bill et acquiesça lentement. “Ok.”

Puis Bill bailla et étira ses jambes. Il se sentait tellement détendu et à l'aise, comme s'il pouvait s'endormir d'une minute à l'autre. Il reposa sa tête sur l'oreiller et s'installa sur le dos, rajustant son bas de pyjama autour de sa taille. Il vit Tom se tourner de son côté, dos à lui, comme il était avant

Ils s'endormirent



**



Ils n'en parlèrent jamais.

Une semaine passa. Bill et Tom se levaient le matin, allaient à l'école tous les jours, rentraient à la maison, dînaient, faisaient leurs devoirs, et allaient au lit. C'était leur routine immuable et quotidienne. Cependant, une chose avait été ajoutée à cette routine

Bill n'allait plus voir Tom seulement pour être consolé.

Malgré cette nouvelle facette à leur relation déjà inhabituelle, il n'y avait pas la moindre trace de gêne. Ça aurait pu, mais les frères se connaissaient trop bien pour que ça arrive.

Tom n'avait qu'à demander, “Tu es fatigué?” pour que Bill sache qu'il voulait jouer. Et Bill n'avait qu'à répondre “Non,” en retour pour que les choses démarrent. Atteindre leur plaisir ensemble était la chose la plus intime qu'aucun des deux ait jamais faite et Bill désirait cette proximité ardemment.

Un jour après l'école, Bill et Tom marchaient vers chez leur ami Georg pour une répétition. Tom avait sa guitare sur le dos et Bill portait un vieux cahier dans lequel il griffonnait de potentielles paroles de chanson. Ils parlaient de tout et de rien, se renvoyant une pierre à coups de pieds en descendant la rue vers chez Georg.

“Tu crois que la mère de Georg sera à la maison?” demanda Tom tandis qu'ils marchaient. Bill lui renvoya la pierre.

“Chais pas. Pourquoi?”

“Elle est plutôt sexy,” dit Tom. Il renvoya la pierre vers Bill qui la laissa passer.

“Elle doit avoir dans les quarante ans!” s'exclama Bill avec une grimace.

“Et?”

“Et...” Bill oublia la pierre et ralentit le pas. “Qui d'autre est ce que tu trouves sexy?”

Tom sembla conserver son allure et Bill se retrouva derrière lui. “Je sais pas. Des tas de filles”

“Comme qui?”

Tom haussa des épaules et soupira. “Je sais pas, Bill. Gabi du cours de français. Elle est sexy.”

Bill fit une autre grimace. “Je suppose. Qui d'autre?”

“Euh... Gisela. Tu sais. Cette fille plus âgée que nous qui prend parfois le bus,” dit Tom. Il rajusta la lanière de son étui à guitare et la hissa sur l'autre épaule.

“Ah ouais, elle est jolie,” accorda Bill avec hésitation. “Qui d'autre?”

“Putain, Bill.” grommela Tom. “Mme Hofstadter.”

“Baaaaaah,” grogna Bill. “Notre prof de Maths ??”

“Elle a de gros-”

“Ouais, ouais,” interrompit Bill. Il fit une grimace de réflexion. “C'est à ça que tu penses quand tu... tu sais... la nuit?”

Tom donna un coup de pied dans le gravier et continua de marcher. “Ouais. Des fois.”

Bill le suivit, essayant de le rattraper. “Ah oui?”

Tom arrêta de marcher et Bill lui rentra presque dedans. “Ouais.” Il regarda Bill et Bill rougit un peu. “Pourquoi?”

“Je sais pas, je me demandais.”

Ils reprirent leur marche et Bill se sentit un peu con d'avoir posé la question. Mais comme ils se rapprochaient de la maison de Georg, Tom demanda, “Et toi, à quoi tu penses?”

“A rien, en fait.”

“Rien?”

“Ben, non, pas rien. Je pense à ce que je suis en train de faire, je suppose.” Bill lança un regard à Tom.

“Ça doit être ça alors.”

“Quoi?”

“C'est sûrement la raison de tes problèmes,” répondit Tom. “Tiens ça.”

Bill pris la guitare de Tom et ils s'arrêtèrent de marcher pour que Tom puisse s'agenouiller et refaire son lacet. “Je n'ai pas de problème.”

“Si, t'en as. Je peux le dire.” Tom se releva et récupéra sa guitare. “Je t'entends, tu sais.”

Bill sentit son estomac se contracter. “N'importe quoi. Je sais ce que je fais.”

“Je sais aussi ce que tu fais,” dit Tom, posant sa guitare. “Et ça n'a pas l'air comme il faut.”

“Personne ne t'as demandé d'écouter,” dit Bill obstinément.

“J'essaye juste de t'aider,” dit Tom. Il balança sa guitare par-dessus son épaule et repris sa marche. Bill émit un son plaintif et le suivit rapidement.

“Je ne sens pas que je m'y prends mal,” dit Bill, à moitié à bout de souffle en rattrapant Tom. “Comment tu sais que je m'y prends mal?”

“Tu es trop rapide,” dit Tom. “Tu te finis en quoi, cinq minutes.”

“La première fois t'as fini juste après moi!”

Tom rit. “Je me sentais mal pour toi.”

“C'est faux.” Tom rit plus fort. “T'es nul.” Bill cogna Tom dans le bras et ils rirent tous les deux.

“Peut-être que la prochaine fois je me sentirai mal pour toi,” dit Bill tandis qu'ils se calmaient.

“J'en doute,” dit Tom, riant encore. “Tu sais quoi, je vais t'aider.”

“J'ai pas besoin de tes faveurs,” grommela Bill, mais il sourit à Tom. Ils arrivèrent enfin chez Georg. Leur batteur Gustav était déjà là, mais la voiture de la mère de Georg n'était pas dans l'allée. “Oh, Tomi, on dirait que ta petite copine n'est pas là aujourd'hui.”

“Elle va venir,” insista Tom. “Et ne m'appelle pas Tomi. “ Il poussa Bill par derrière et remonta la pelouse jusqu'à l'endroit où Georg et Gustav étaient assis. “Viens.”

Bill se frotta le dos et rejoignit les autres.



***

Voilà, j'espère que ça vous a plu


Pix : Betsy

Formative - chapitre 2 19/01/2008

Deuxième chapitre !!!
Un peu plus d'action... mais on y va doucement quand même ^^

***


Bill rinça l'assiette dans l'évier, chantonnant au son de la radio pendant qu'il lavait. Tom essuyait le plan de travail à côté de lui et leur mère, assise à table, essayait de recoudre un bouton d'une vieille chemise de Tom.

“Tu n'es pas du tout dans le ton,” dit Tom à Bill. Il souriait et Bill lui envoya un peu de mousse.

“Si j'y suis.”

“Tu ne reconnaîtrais pas un refrain s'il te tombait dessus.”

Bill grommela. “Elle est bonne celle là.” Il rinça la dernière assiette et Tom jeta son éponge dans l'évier.

“Ouah, je suis vraiment crevé,” dit Tom en baillant de façon excessive. Bill leva les yeux au ciel. Il était seulement huit heures. “Je crois que je vais aller me coucher.” Il lança à Bill un regard appuyé. Il avait une lueur dans le regard et Bill détourna les yeux, les joues brûlantes.

“A plus,” dit Bill, mais Tom ne partit pas.

“Tu ne va pas te coucher?” Il leva un sourcil.

“Non,” répondit Bill, relevant un coin de sa bouche en un sourire. “Je ne suis pas fatigué.” Il lança une poignée de mousse dans les dreads de Tom. Tom grimaça et les secoua en allant embrasser sa mère pour lui dire bonne nuit

Puis il disparut en haut des escaliers.

Bill se rinça les mains en regardant son frère partir. Il savait ce que Tom avait vraiment voulu dire. Du moins il le pensait. Les frères avaient toujours communiqué avec des codes subtils. C'était quelque chose qui énervait leurs professeurs et ennuyait leurs amis. Et là, pour la première fois, Bill n'était pas tout à fait sûr de parler le même langage que Tom.

Bill fronça les sourcils et s'assit à côté de sa mère à table. Elle se concentrait tellement qu'elle l'avait à peine remarqué.

“Maman?”

Elle leva les yeux, presque étonnée de voir Bill assis là. “Oh, Bill.”

“Qu'est ce que c'est?” Bill se pencha pour voir ce qu'elle réparait.

“Cette chemise à ton frère date de Mathusalem mais il l'adore,” lui dit elle en la levant. Bill grimaça. La chemise était horrible. “Je l'ai quand même réparée de nombreuses fois. Elle n'a plus aucun de ses boutons d'origine et empeste continuellement l'odeur de Tom.”

Bill grimaça encore. “Baa...”

Sa mère soupira et reposa la chemise sur la table. “Apporte la lui en allant te coucher. Bonne nuit, mon coeur.”

Elle l'embrassa sur le front et alla dans une autre pièce. Bill se leva lentement et attrapa la chemise rapiécée. Il ne s'était écoulé qu'environ dix minutes depuis que Tom avait dit qu'il allait au lit, et Bill ne voulait pas paraître trop impatient. Il monta dans sa chambre et jeta la chemise de Tom sur son lit. Il la lui donnerait plus tard. Puis il alla dans la salle de bain, s'observa dans le miroir un moment, et se mit en pyjama.

Il était neuf heures dix quand Bill se faufila vers la chambre de Tom. Il ne frappa pas, se glissa simplement dans la chambre obscure et tâtonna pour trouver le coin de lit le plus proche.

“Bill?” dit une voix douce.

“hm hm,” murmura Bill en se dirigeant à quatre pattes du pied du lit vers les oreillers. Il s'allongea et se pelotonna sous les couvertures, cognant la jambe de Tom. “Pardon.”

Il s'installa et ils restèrent allongés, immobiles pendant quelques instants. Bill était juste en train de bailler quand Tom s'éclaircit la gorge.

“Tu es fatigué?”

“Non.”

“Bien.”

Bill se tortilla un peu. Tom n'avait jamais dit ça avant. Il se mit de son côté, comme il le faisait la plupart des nuits et appuya ses mains sur son bas-ventre. Il était déjà dur, ce qui n'était pas surprenant. Il était excité depuis que Tom était parti au lit.

Il glissa une main dans son bas de pyjama et soupira doucement. Il était sur le point de se prendre en main quand Tom lui attrapa le bras, tirant sa main en arrière.

"Attends," dit Tom. "Ne le fais pas déjà."

C'était nouveau pour Bill. Il ne savait pas vraiment quoi faire. Tom le tira pour l'allonger sur le dos et lâcha son bras. Bill décida d'obéir à Tom, et laissa retomber sa main.

"Montre moi comment tu fais," chuchota Tom. Tom descendit les couvertures et même si Bill était entièrement habillé, il se sentait exposé. “Aller.”

“Tom...” Bill essaya de se retourner, mais Tom lui bloqua le bras, l'empêchant de bouger. “C'est... bizarre.”

“Je veux juste t'aider,” dit Tom. “C'est pas comme si je te demandais d'enfreindre la loi. Comment je peux faire sinon?”

“Je n'ai pas besoin d'aide, crétin,” rétorqua Bill.

“Je ne te jugerai pas, si c'est ce que tu penses,” dit Tom. “On est pareil en bas, tu sais.” Tom sourit et Bill rigola.

“Peut-être que je suis fatigué,” dit Bill, plissant les yeux vers Tom.

“N'importe quoi. Vraiment?”

“Non,” admit Bill. “Mais je n'ai pas besoin de ton aide. Tu ne sais pas tout.”

“Je sais ce qui fonctionne,” insista Tom.

“Oui, pour toi.”

“Je parie que ça marcherait pour toi aussi. Aller. Arrête de faire le bébé.”

Le ventre de Bill se contracta un peu et il abandonna. “OK.” Bill prit une grande inspiration et descendit un peu son bas, dévoilant ses hanches. Tom hocha la tête pour qu'il continue et Bill glissa sa main dans son pyjama, se sentant chaud et dur. Tellement dur. Il laissa échapper un souffle à ce contact.

“Tout va bien,” dit Tom. Bill bougea à côté de lui, leurs épaules s'effleurant.

Bill rougit en sortant son sexe de son pyjama, et rougit encore plus quand il remarqua que Tom regardait intensément son érection. Tom l'avait déjà vu nu avant, il l'avait même déjà vu se toucher, mais Tom avait toujours été nu lui aussi. Là il n'y avait que Bill

“Montre moi,” dit Tom. Le son grave de sa voix fit se contracter l'estomac de Bill.

Bill n'hésita pas plus longtemps. Il entoura sa verge de sa main et se caressa de façon rude et maladroite. Il y avait un plaisir incontestable dans ses gestes mais également un sentiment inconfortable qui l'étourdissait. Il retira sa main.

“Pourquoi tu t'arrêtes?” demanda Tom. “C'était que l'échauffement.”

“Je sais pas,” dit Bill. “Tu as dit que je m'y prenais mal.”

“Touche le bout,” suggéra Tom. “Ça marche toujours pour moi.” Tom glissa sa main sous son boxer et Bill regarda le mouvement. Le sexe de Bill se redressa et Tom lui grogna d'essayer aussi.

Bill toucha le bout, surpris de le trouver humide et tellement sensible. Son souffle se coupa et il laissa retomber sa tête contre la tête de lit. “Ooh,” gémit-il.

“C'est bon?” demanda Tom.

“Je sais pas.”

“Tu devrais le savoir.”

“Est-ce que je m'y prends mal encore?”

Bill enroula sa main autour de son gland, très conscient du regard de Tom

“Laisse moi essayer,” dit Tom. Les yeux de Bill étaient presque entièrement noirs. Tom se pencha en avant, ses mains suspendues au-dessus des cuisses de Bill. “N'aie pas peur, je veux juste...”

“Aider,” dit Bill. “Aide moi.”

Bill se surprenait lui-même d'être aussi entreprenant. Il se sentait à l'aise avec Tom mais il y avait quand même une nervosité toujours présente qui le faisait légèrement trembler. Il espérait que Tom ne le remarquerait pas. Il ne voulait pas que son frère sache qu'il avait peur. Personne n'avait touché Bill avant.

Mais Tom était son frère. Donc ça allait, en quelque sorte.

Tom entoura le sexe de Bill de sa main et Bill cria.

“Tais toi,” dis Tom. “Maman va entendre.” Bill couina et Tom le caressa lentement de haut en bas. Bill manqua de tomber du lit. “Tu vois comment je fais?”

Les yeux de Bill étaient fermés

Tom soupira et le caressa encore. “Tu dois être attentif.”

“Hm hm,” grogna Bill. Ses hanches suivaient les caresses de Tom. “Je le suis.”

Tom laissa son pouce passer sur le gland et Bill hurla presque. Tom plaqua son autre main sur la bouche de Bill et continua ses caresses.

Bill n'était plus qu'une épave gémissante. “Tom,” gémit-il dans la main de son frère. “Tommmmm.”

Tom tordit son poignet et Bill mordit dans la main qui lui couvrait la bouche.

“Putain!” jura Tom, retirant sa main. La main sur le sexe de Bill se retira également. Bill geignit.

“Pardon,” dit-il, pantelant. Tout son visage était cramoisi.

“Tu as visiblement besoin de mon aide,” dit Tom. “Essaye encore.”

“Mais tu te débrouillais très bien,” dit Bill.

“Oui, mais j'essaye de t'aider, pas de te satisfaire moi même.”

Bill acquiesça lentement et dit, la voix basse et douce, “Mais c'était si bon.”

Tom sourit. “Je sais, tu m'as mordu.”

Bill rougit encore plus et descendit une main sur son ventre puis vers son sexe. Tom se repris en main tandis que Bill se touchait avec hésitation. Bill suivait les mouvements de main de Tom avec attention.

“Laisse moi voir comment tu fais,” murmura Bill. Tom descendit son boxer, s'exhibant totalement. Bill gémit à cette vue. Le pénis de Tom était dur et rouge, tout comme le sien. “Est ce que c'est bizarre?” demanda Bill.

Leurs yeux se fixèrent.

“Rien à foutre,” dit Tom. Tom commença à se caresser et Bill accompagna ces caresses sur sa propre érection. “Fais ce que je fais.”

Bill suivit l'exemple de Tom. Il n'était pas très bon pour l'imiter et ses attouchements étaient aussi gauches qu'auparavant, mais maintenant, en regardant Tom se masturber, tout semblait dix fois meilleur.

“Oh putain,” chuchota Bill. Il sentit une chaleur se concentrer dans son bas-ventre. Il regarda Tom et lui sourit.

“Bon?”

Bill gémit bruyamment. “Oui.”

“Tu fais beaucoup de bruit,” dit Tom.

“Désolé.” Bill continuait de se toucher. “Mais je ne peux pas m'en empêcher.” Bill gémit encore et Tom mit sa main sur la bouche de Bill comme il l'avait fait auparavant.

“Ne mords pas trop fort,” dit Tom et Bill acquiesça, ouvrit la bouche et la referma gentiment sur la main de son frère. Ils étaient assis, comme ça, Bill suçant la peau de Tom et faisant de son mieux pour ne pas jouir avant lui.

Tom ralentit ses caresses et Bill ne suivait plus ses mouvements. Tandis que ses mouvements s'accéléraient, sa bouche se détacha de la main de Tom et il enfouit son visage dans l'épaule de Tom.

“Bill, ralentis,” dit Tom, pressant une main sur la cuisse de Bill. “Tu vas trop vite. Tu réfléchis trop. Laisse les choses se faire.”

“Je laisse les choses se faire,” se plaignit Bill. Il tenta de ralentir et découvrit qu'un rythme régulier était beaucoup plus satisfaisant. “Oh...”

“Bien. Ça a l'air bon.”

Les mots de Tom le firent décoller. Bill mordit dans son épaule et ils gémirent tous les deux.

“Bill,” haleta Tom. Bill enfonça ses dents plus profondément et passa sa jambe droite par-dessus celles de Tom. Tom était complètement recouvert. Les hanches de Bill partirent en avant et il jouit sur ses mains

“Putain,” murmura Bill, tombant en arrière, son corps se blottit contre Tom. “Putain.”

Bill sentit Tom s'immobiliser à côté de lui et vit qu'il ne se touchait plus.

“Ne t'arrête pas parce que j'ai fini,” dit Bill contre le bras de Tom. Tom se caressa et Bill se redressa un peu et regarda. “Tu le fais mieux que moi, tu vois? Tu avais raison.”

“Tu vas t'améliorer,” dit Tom, accélérant le rythme sur son érection. “Tu as juste besoin d'entraînement.”

Bill soupira et dit, “C'est vrai,” avant de placer une douce main sur le sexe de Tom. “Laisse moi essayer.”

Tom secoua la tête mais Bill s'empara de lui quand même. Tom retira sa main et laissa Bill prendre les choses en main.

“C'est comment?” demanda Bill.

“Plus fort,” dit Tom. Bill le caressa plus fort, tordant sa main comme Tom l'avait fait plus tôt. “Tu apprends vite.”

Bill sourit et fit courir un doigt sur le gland. Tom trembla. “Je sais ce que ça fait.” Bill recommença et le bassin de Tom partit en avant. “Tu es proche?”

Tom donna un coup de bassin et gémit “Oui.”

“Tu ne te sens pas mal pour moi là, hein?”

“Tais toi. Ne t'arrête pas.”

Bill n'eut qu'à faire deux va et vient de plus avant que Tom ne rejette sa tête en arrière et jouisse en silence. Bill continua de le caresser alors qu'il haletait.

“C'était bon?” demanda Bill.

“Bordel, oui,” dit Tom. “C'est carrément différent quand c'est quelqu'un d'autre qui le fait.”

“Oui, c'était meilleur quand tu le faisais.” Bill retira sa main de Tom. “Tu devrais recommencer, de temps en temps.”

“Je le ferai si tu le fais,” dit Tom.

“Tu dis ça juste parce que tu te sens mal pour moi.”

Tom secoua la tête en se tournant de son côté, tirant la couverture à ses épaules. “Non.”

Bill sourit dans l'obscurité et se tourna de son propre côté, dos à Tom. “Bonne nuit, Tomi.”

“Ne m'appelle pas comme ça. Bonne nuit.”


**


Bill et son meilleur ami Andreas entrèrent dans la cuisine par la porte de derrière. C'était samedi et il revenaient juste d'une virée en ville. Andreas avait une glace et Bill léchait les restes d'un milk-shake fondu.

“Tom est par là?” demanda Andreas, repoussant ses cheveux de ses yeux et en collant quelques uns à sa glace. “Ah, merde.”

Bill rit. “Euh... Je crois qu'il traîne avec Georg, ils revoient des trucs pour notre prestation de la semaine prochaine.”

“Oh, d'accord,” dit Andreas. “Vous avez une prestation.”

“Ce n'est pas grand chose.” Bill ne pouvait cependant pas retenir l'excitation de transparaître dans sa voix.

“Si ça l'est!” Andreas colla sa glace sur la joue de Bill.

“Beurk, Andreas!” s'exclama Bill. Il lança sa paille à Andreas et rit quand un peu de la glace au chocolat arriva dans les cheveux décolorés de son ami. Andreas hurla et plaqua Bill au sol, maculant son visage avec sa glace bleue.

C'est ainsi que Tom les trouva quelques instants plus tard, enchevêtrés en un tas de dessert fondu.

“Qui est ce qui gagne?” demanda Tom, souriant aux deux autres. Bill poussa Andreas de sur lui, essuyant ses joues. “Vous êtes dingues tous les deux.”

“Salut, Tom,” dit Andreas, se dégageant de Bill et se remettant debout.

“Qu'est ce que vous allez faire tous les deux?” Tom alla au réfrigérateur, trouva le lait et en pris une gorgée à la bouteille.

“Beurk, Tom,” dit Bill en grimaçant. “On était sur le point de monter pour aller écouter de la musique et faire un peu les leçons.”

“Ça a l'air naze,” dit Tom sans y aller par quatre chemins.

“Ouais,” ajouta Andreas. Bill leur lança un regard.

“C'était ton idée,” dit Bill à Andreas.

Andreas haussa des épaules.

“On a qu'à aller à la vieille cabane,” suggéra Tom. “Je crois que Georg y a laissé un peu d'herbe.”

“J'ai pas envie,” dit Bill immédiatement.

“Aller, Bill,” dit Andreas.

Bill fronça les sourcils. Ça se passait toujours comme ça. Andreas était son meilleur ami, pas celui de Tom. Mais Tom finissait toujours par lui voler Andreas. Sûrement parce que Tom était plus cool que lui.

“Vous n'avez qu'à y aller, je reste ici,” dit Bill. “Je ne veux pas me salir.”

“Comme tu veux,” dit Andreas. “Je vais chercher mes chaussures.” Andreas courut vers la chambre de Bill pour récupérer son sac de cours, laissant les deux frères seuls.

“Pourquoi il faut toujours que tu gâche tout?” demanda Bill dès qu'Andreas fut hors de vue. “Tu sais que je déteste cette cabane.”

“Tu ne la détestes pas,” dit Tom.

“Oh si!”

“Tu as aidé à la construire.”

“Non.” Bill croisa les bras. “Je me suis assis par terre et vous ai regardé pendant que vous la construisiez. J'y suis à peine allé ces derniers temps, pas depuis que tu m'as fait essayer cette cigarette.”

“T'es chiant, Bill,” dit Tom d'un ton égal.

Bill leva les yeux au ciel. “Si tu le dis. “

“Bill,” dit Tom presque suppliant. “Ça sera marrant, On essayera juste de fumer l'herbe. Si t'aimes pas ça, on arrêtera et on ira dans ta chambre écouter de la musique.”

Bill se demanda quand c'était arrivé. Il se demanda quand il était devenu le rabat-joie. Pourtant il ne pouvait jamais vraiment dire non à Tom au final. “OK, mais je ne vais sûrement rien essayer.”

"Cool," dit Tom avec un large sourire. “Je te le revaudrai, promis.” Il remua ses sourcils de façon comique et Bill ne put s'empêcher de rire.

“T'es tordu,” dit Bill. Il lança un peu de glace au visage de Tom et celui-ci rit en la léchant.

“C'est pas ce que tu disais cette nuit!”

“Mon dieu! Tu vas te taire?”

Tom secoua la tête et pinça durement Bill au bras. Andreas revint dans la pièce, ses baskets aux pieds.

“Tout le monde est prêt?” demanda-t-il aux jumeaux.

Bill détourna son regard de Tom et regarda Andreas. “Oui. Je viens avec vous.”

Andreas sourit. “Je le savais.”

Bill leva les yeux au ciel et Tom le cogna dans l'épaule. “Bill, va chercher le briquet de secours de Maman.”

“Bien sûr. Mettons mes empreintes digitales sur l'arme du crime,” grogna Bill, mais il alla le chercher quand même. Il était un peu fâché envers lui même pour avoir cédé à Tom encore une fois, comme toujours, mais en fait il s'en fichait. Il finissait toujours par s'amuser plus avec Tom.

***

Et voilà!
Pour celles qui l'ont éventuellement déjà lue, j'ai corrigé quelques fautes et modifié quelques trucs dans la traduction.
J'espère que ça plait toujours à tout le monde, les auteurs de cette fic sont vraiment incroyables!

(Pour celles /ceux?/ que ça intéresse, j'ai mis la suite de mon TS sur mon blog *)


Pix : dark-bill

Formative - Chapitre 3 22/01/2008

Bonsoir!
Et voilà le chapitre 3
Celui là, il est vraiment *_*


***



Tom poussa l'épaule de Bill alors qu'ils étaient assis à l'arrière de la voiture de leur beau-père, sur le chemin du retour de leur concert. Ils avaient joué à la kermesse de l'école d'une ville voisine, et ça s'était bien passé. Bill fit une grimace à Tom dans l'obscurité et Tom lui sourit en retour.

“Alors là les gars, c'était quelque chose!” dit leur mère depuis le siège de devant, passant une main en arrière pour pincer la jambe de Bill. Il tressaillit et écarta sa jambe.

“Merci,” dit-il. “Je ne savait pas que vous étiez là.”

“On est arrivés vers le milieu,” dit Gordon, leur beau-père. “Tom, tu deviens vraiment doué.”

Bill grogna dans sa barbe. Gordon favorisait toujours Tom.

“Je sais,” répondit Tom. Bill rit.

“Tom est le meilleur, il n'y a qu'à lui demander,” dit Bill en lui appuyant sur la jambe.

“Tu n'es pas mal non plus,” dit Tom. “Tu sais, pour une fille.”

Bill souffla et cogna Tom sur le bras. “C'est toi la fille!”

“Mesdemoiselles, on se calme derrière,” dit Gordon.

Tom attrapa le poignet de Bill et le tordit violemment. “Maman!” cria Bill de façon dramatique. “Tom m'a tordu le poignet!”

“Bou hou,” dit Tom avec un large sourire. Ils rirent tous les deux et Bill tira l'oreille de Tom.

Simone se retourna dans son siège et leur mis une tape sur la tête tandis que la voiture s'avançait dans l'allée. “Au lit, tous les deux,” dit-elle.

“Mamaaaan...” se plaignirent-ils en coeur.

“Il doit y avoir quelques limites,” dit Simone alors qu'ils entraient dans la maison.

“Tu as raison Maman. Bonne nuit.” dit Tom, obéissant. Il fit un signe de tête à Gordon et monta les escaliers. Bill leva les yeux au ciel et Simone eut l'air surpris.

“Il prépare un mauvais coup, chérie,” dit Gordon à Simone.

“Quand ne le fait-il pas?” Simone embrassa Bill sur la tête. “Mon coeur, tu étais une vraie star ce soir. On est fiers de toi. Maintenant va te reposer.”

“Je peux regarder un peu la télé?” négocia Bill.

Simone secoua la tête fermement. Bill haussa les épaules. “OK. Bonne nuit Maman. Bonne nuit Gordon.”

Bill monta lentement l'escalier branlant. Les marches craquaient bruyamment sous lui. Il était inutile d'essayer de se déplacer en cachette dans leur maison. Quand il arriva en haut, il pouvait voir une faible lumière s'échapper du bas de la porte fermée de Tom.

Il était encore sous le coup de l'adrénaline du concert et tout ce qu'il voulait vraiment maintenant était de passer du bon temps dans la chambre de Tom. Ils avaient été tellement occupés à se préparer pour leur spectacle qu'ils n'avaient pas dormi ensemble dans le même lit depuis presque une semaine. C'était la proximité qui manquait le plus à Bill. Les choses que Tom pouvait lui faire lui manquaient également.

Il rougit rien que d'y penser.

Bill avait envie de débarquer et de sauter sur le lit, mais leurs parents étaient toujours debout et Bill était encore maquillé et habillé de ses habits de scène. Il avait sorti le grand jeu pour le concert de ce soir : un maquillage appuyé sur les yeux, les cheveux en pics, santiags et bijoux. Il se trouvait pas mal. C'était sûr, il attirait les regards.

Il se traîna jusqu'à sa chambre et voulut immédiatement la quitter. C'était vide et obscur, et vraiment trop grand. Bill se mit rapidement en pyjama et courut à la salle de bain. Il se lava le visage puis s'assit sur le côté du lavabo, s'étudiant dans le miroir jusqu'à ce qu'il entende ses parents fermer la porte de leur chambre en bas.

“Oui,” chuchota Bill et il sauta du lavabo. Il se dirigea rapidement vers la chambre de Tom et frappa doucement à la porte.

“Bill?”

“Oui, je peux entrer?” La porte s'ouvrit et Tom l'attira à l'intérieur.

“T'as mis le temps,” dit-il et Bill s'écarta de lui. Il ne se sentait pas tout à fait à l'aise, si près du visage de son frère.

“Maman et Gordon étaient debout,” dit Bill. “Bref, tu fais quoi?”

“J'essayais de faire mes leçons de français, en fait,” dit Tom. Il s'assit sur le lit et Bill se tenait près de la porte, un peu mal à l'aise. Normalement, Tom était déjà au lit quand Bill arrivait. Bill ne savait pas vraiment quoi faire ensuite.

Il décida que de s'asseoir sur le lit avec Tom ne ferait pas de mal. “Alors, bon concert, hein?”

“Oui, les cinq personnes qui sont venues avaient vraiment l'air de nous adorer,” dit Tom en rigolant. “Tu avais l'air différent ce soir,” Il leva le regard de son cahier un instant. “Plus... quelque chose.”

“J'essayais simplement des nouveaux trucs,” dit Bill. “Pour, tu sais, quand on sera célèbres.”

Tom rit et Bill sourit. Il disait ça depuis qu'ils avaient huit ans. “Est-ce que c'est juste?”

Tom pointait son cahier du doigt et Bill regarda les conjugaisons. “Non, c'est même loin de l'être.”

“Fais chier.” Tom leva les yeux. Leurs visages étaient très proches, et Bill se recula. “Bon, je sais pas alors. Je suppose que j'ai fini.”

“Tu as vu Gisela?” demanda Bill, tripotant le bas de son pyjama.

“Qui?”

“Gisela. La fille plus âgée du bus. Elle était là. Elle te regardait.”

“Comment tu peux le savoir?” demanda Tom. Il éjecta ses livres du lit et retira son jean. Bill détourna poliment le regard.

“Parce que j'ai des yeux? Je sais pas. C'était plutôt évident,” dit Bill.

“Hm,” fit Tom, se levant pour éteindre une des lampes. La pièce devint plus sombre, seule la petite lampe de chevet sur la table de nuit de Tom était allumée. “Cool. Elle est de l'âge de Georg.”

”Je croyais que tu... tu sais, pensais à elle... quand tu...“ Bill s'éclaircit la gorge et rampa sur son côté du lit

Tom se pelotonna sous les couvertures. “Oui. Parfois.” Ils restèrent silencieux pendant un moment puis Tom repris la parole. “Tu ne croiras jamais ce que Georg m'a dit ce soir.”

“Quoi?” Bill se mordit le pouce et se mit sous les couvertures aussi. D'habitude, ils n'allaient pas sous les couvertures si ils allaient faire des choses. Peut-être que Tom était vraiment fatigué. Bill ne put s'empêcher de se sentir un peu déçu.

“Tu sais cette fille, Julie, avec qui Georg sort?”

“La pouf,” dit Bill, faisant une grimace. Il se demandait quand Tom éteindrait la lampe de chevet.

“Oui, elle,” rit Tom. “Je crois que les choses deviennent sérieuses entre eux.”

“C'est cool,” répondit Bill. Ça ne l'intéressait pas vraiment. “Et?”

“Et...” Tom s'éclaircit la voix. “Georg m'a parlé de trucs qu'ils ont fait ensemble.”

“Comme quoi?”

“Tu sais...”

“Comme... des rencards où ils sont allés?” Bill réprima un bâillement. Il ne voulait pas que Tom sache qu'il fatiguait. “Quelle affaire.”

“Non, non, t'es bête,” dit Tom, tournant la tête vers Bill. “Des trucs qu'ils ont fait ensemble, comme... se rouler des pelles et tout.”

“baah.”

“C'est ce que j'ai pensé au début,” dit Tom. “Mais il a continué de parler même quand je lui ai dit que j'en avais rien à faire. Puis il a dit des choses bizarres.”

“Bizarres?”

Tom acquiesça. “Comme... d'accord. La semaine dernière, Julie est descendue sur lui.”

“Quoi? Ça veut dire quoi?” Bill était embrouillé. Il était presque sûr de savoir ce que ça voulait dire, mais il voulait en être certain.

“Elle l'a sucé,” dit Tom. Les yeux de Bill s'agrandirent.

“Vraiment?”

“Ouais, il a dit que putain, c'était la meilleure chose qui lui était jamais arrivée,” dit Tom. Bill rit silencieusement.

“Qu'est ce qu'il a dit d'autre?”

“Ben, au début il a cru qu'elle allait le mordre et la lui arracher,” dit Tom. “Tu sais, zone dangereuse.”

Bill grimaça à cette pensée. “Je crois pas que j'aurais assez confiance en une fille pour faire ça.”

“Moi oui,” dit Tom. “Sans hésitation.”

Bill fronça les sourcils. Quelque chose là-dedans l'ennuyait. “Tu crois que tu vas bientôt le faire?”

“Mm... Je sais pas,” dit Tom. “Peut-être.”

“Sinon, quoi d'autre?”

Tom expira. “Il a dit que quand il avait envoyé la sauce, elle en a un peu avalé mais a recraché le reste.”

“Beuuurk,” grogna Bill, tirant un oreiller sur son visage. “C'est dégoûtant.”

“Pas vraiment,” répondit Tom. “C'est pas si terrible.”

“Comment tu peux le savoir??”

“T'as jamais goûté le tien?” demanda Tom.

“Non!” Bill enleva l'oreiller de son visage. “Toi oui?”

Tom haussa les épaules.

“Mais tu aimes les filles,” dit Bill lentement.

“C'est pas parce que j'ai goûté mon propre sperme que je suis gay,” se défendit Tom.

“Ok, Ok.”

Tom avança la main par-dessus Bill en direction de la lampe. Son corps resta au-dessus de son frère quelques instants pendant qu'il essayait de l'éteindre. Bill se tenait complètement immobile. Finalement, Tom parvint à éteindre la lampe et la pièce se plongea dans l'obscurité.

“Quoi qu'il en soit, quand je le ferai avec une fille, elle ferait mieux d'avaler,” continua Tom.

“Je vois pas ce que ça change,” dit Bill, faisant la grimace. “Du moment que, par exemple, elle ne le crache pas dans mes cheveux ou quoi.”

“Ouais, tu n'en voudrais pas dans ta parfaite chevelure,” dit Tom, ébouriffant un peu les cheveux de Bill. Bill chassa sa main. “Et si ça change. C'est sex.”

Bill fronça son nez. “Tiens moi au courant quand tu l'auras vraiment fait,” dit-il.

Tom tapa son épaule. “Je parie que ça n'est même pas si dur à faire. Georg dit que Julie s'en plaignait, comme s'il fallait avoir fait Maths Sup ou quoi.”

“Penses-y,” dit Bill. “Ça doit être vraiment dur!”

“Ouais. Je serais vraiment dur,” répliqua Tom. Bill soupira.

“Tu n'es qu'un pervers.”

“C'est toi qui pense à comment tailler une pipe,” dit Tom.

Bill lui fila un coup de pied. “J'imagine juste. Ça a l'air impossible.”

“Je sais pas, tu peux avaler de gros trucs, Bill.” Tom ricana et Bill leva les yeux au ciel. Tom commençait vraiment à l'énerver.

“Tom, je suis un mec. Je peux pas... tailler des pipes.” Bill roula de son côté, dos à Tom, têtu.

“N'importe qui peut le faire. Tu as une bouche, non?”

“Oui, mais...” Bill grimaça et essaya de s'imaginer sucer la bite de quelqu'un. “Je sais pas.”

“Y'a sûrement rien de plus facile au monde,” dit Tom.

“Tom,” grogna Bill. “La ferme.”

“Georg a dit qu'il ne pensais même pas que Julie était douée, mais c'était quand même carrément incroyable. T'imagines? Tu peux être nul... et ça serait quand même super.”
( Ici, jeu de mot impossible à traduire, mais je vous le mets en anglais pour le plaisir (to suck at something veut dire être nul pour quelque chose, to suck veut aussi dire sucer)
”You could suck at it... Ha ha, suck... and it'd still be great.”
)

Bill se sentait mal à l'aise. Il voulait juste s'endormir et arrêter de parler. Mais il semblait que Tom était bien réveillé. Bill fit semblant de bailler fort. La pièce tomba dans le silence et même si Bill n'était pas près à s'endormir, il était soulagé que son bâillement ait peut-être eu l'effet escompté. Il entendit Tom bouger derrière lui.

“Bill?”

“Oui.”

“Peut-être qu'on pourrait essayer.”

Bill frissonna de tout son corps, malgré lui. “Pas question,” chuchota-t-il. Tom se rapprocha de lui et lui toucha la hanche.

“Pourquoi pas?”

“Je ne vais pas sucer... ça,” dit Bill, le visage brûlant et rouge.

“Tu ne serais pas obligé de la sucer vraiment. Tu pourrais juste genre... lécher.”

Bill sentit son bas-ventre se réveiller et il voulut mourir. “C'est dégoûtant.”

“Vraiment?” La main de Tom dépassa la hanche de Bill vers son aine.

“Arrête,” siffla Bill, mais Tom avait déjà sa main dans son pyjama. Bill était très dur et Tom exerça une pression de sa main. “Je ne peux pas,” dit Bill. La main de Tom remonta le long de son sexe et tourna sur le gland. C'était ce que Bill préférait. Il gémit bruyamment.

“Ça serait un bon moyen de te faire taire,” murmura Tom dans ses cheveux. “Aller, je le ferai aussi.”

“Je ne te laisserai pas,” dit Bill de façon peu convaincante, sentant tout son corps se liquéfier contre son frère. “Arrête ça.”

“Bill...”

Bill tourna lentement la tête pour regarder par dessus son épaule et vit les profonds yeux noisette de Tom le fixer avec amusement. Le ventre de Bill se tordit et il sut immédiatement qu'il finirait par céder à Tom. Comme il le faisait toujours. Au final.

Tom donna un coup de menton sur l'épaule de Bill et lui pressa doucement le sexe. “Tu es fatigué?”

“Oui.”

“Bill...” Bill sentit les doigts de Tom le caresser plus intensément et ses orteils se crispèrent alors que le souffle chaud de Tom atterrissait dans son cou. “Aller, c'est juste pour essayer.”

“Georg ment beaucoup,” dit Bill peu sûr de lui. “Il exagère tout.”

“On n'a qu'à vérifier s'il a menti cette fois. Si tu détestes ça, on arrêtera. Mais Bill...”

“Oui?”

“Je pense que tu seras très doué pour ça.”

Bill haleta doucement. Tom faisait tourner son pouce de façon à le faire décoller. C'était le point faible de Bill. “Ok, Ok, Ok, mais si tu continues, Je ne vais plus pouvoir rien faire.”

La main de Tom déserta immédiatement le pyjama de Bill et Bill ne pouvait plus sentir son souffle dans son cou. Quand il se retourna, il vit Tom sur le dos et les couvertures repoussées.

“J'arrive pas à croire ce que je vais faire,” dit Bill. “Si tu n'étais pas mon frère, je ne ferais jamais ça pour toi.”

Tom rit et descendit son boxer faisant jaillir son érection dure et prête. “C'est complètement dingue.”

“Tais toi,” dit Bill. Il s'agenouilla à côté de Tom et le regarda. “Argh, c'est trop gros, Tom. Ça ne marchera pas.”

Tom se débarrassa de son boxer et attrapa la main de Bill. “Je t'ai vu avec une glace.”

“Tu as quoi—” Bill se sentit comme si on venait de le frapper à l'estomac.

Et il avait adoré ça.

“Tu n'es pas une glace, tu sais,” dit Bill doucement. Tom l'attira un peu vers le bas et Bill couina. “Ne me presse pas.” Il fixa le pénis de Tom et s'imagina le sucer. Une chaleur se répandit dans son ventre et jusqu'à ses orteils. Il en avait envie.

Bill attrapa le sexe de Tom avec hésitation et se pencha en avant, s'en rapprochant.

“Bill....”

“Tais toi, je vais le faire.”

Il sortit la langue et serra les yeux

“On dirait que tu as mal quelque part.”

Bill se recula vivement et claqua Tom sur la cuisse. “J'ai dit tais toi.” Et là-dessus il plongea la tête vers le bas et aspira le bout du pénis de Tom dans sa bouche. Bill avait toujours été du genre à se jeter directement à l'eau de toute façon.

Bill fut surpris de constater que le sexe de Tom était complètement inoffensif. Il n'avait pas mauvais goût ou quoi que ce soit, et il ne l'étouffait pas à mort. Il avait le goût de Tom et il aimait sa douce chaleur intense contre sa langue. Il donna un petit coup de langue, avec curiosité.

Tom siffla et roula sur le ventre, éjectant presque Bill du lit. “Hey!!” cria Bill tout haut, et Tom lui donna un coup dans sur le flanc.

“Chuuut, tu veux que Maman ou Gordon vienne ici? Tu pourras leur expliquer,” dit Tom, son visage dans l'oreiller.

“Pourquoi tu t'es tourné?” se plaignit Bill. “J'avais tout juste ma bouche sur toi.”

“Oui, et c'était... incroyable, je n'ai pas pu le supporter. Essaye encore.” Tom roula de nouveau sur le dos. Bill pouvait voir de la sueur sur son front.

“Merde, Tom.”

Merde, Bill.”

Bill posa ses mains sur les cuisses chaudes de Tom et en descendit une sur son genou. Tom vibrait sous les attouchements de Bill et émit une plainte de frustration. “Essaye encore, Je te promets que je ne bougerai pas.”

“Tu ne peux pas me promettre ça. Ne me file plus de coup de pied, Tomi.”

“Ne m'appelle pas Tomi.”

Bill pris une grande inspiration et se repencha vers le sexe de Tom. Il sentait la chaleur qui émanait de son frère et avait envie de le dévorer en entier, mais il devait y aller doucement. Ce n'était pas seulement qu'il avait peur de la réaction de Tom si il y allait encore directement, mais Bill se sentait aussi bouleversé. Peut-être qu'il devait s'habituer à l'eau avant d'y plonger la tête la première.

“Je vais la lécher,” chuchota Bill.

Tom acquiesça et passa une main affectueuse sur la joue de Bill.

Bill fit sortir sa langue, son piercing claquant sur ses dents de devant. Il vit Tom grimacer. “Quoi?”

“J'avais oublié ton stupide piercing à la langue. Fais gaffe.”

“Oh. Oui, wow. Ok.” Bill rougit un peu et continua, laissant le bout de sa langue s'enrouler autour du gland de Tom. Il sentait les cuisses de Tom trembler et savait que son frère faisait son possible pour ne pas réagir. Bill était secrètement ravi d'avoir un tel effet sur Tom. Il osa entourer la chair de Tom de ses lèvres et appuyer sa langue à plat sur le bout.

Tom gémit et ses mains volèrent dans les cheveux de Bill, les tirant. De douleur, Bill aspira et Tom tira ses cheveux plus fort. Il tenta de reculer mais Tom le maintint en place.

“Ne t'arrêtes pas,” siffla Tom.

Bill gémit et ouvrit la bouche plus grand. Tom sembla comprendre et souleva un tout petit peu les hanches, s'enfonçant dans la bouche de Bill. Bill ne le prit qu'un peu plus loin, pas sûr de ce qu'il faisait. Son piercing traîna sur le gland de Tom lorsqu'il se recula de deux ou trois centimètres et Tom cria pour de bon.

Bill balança un oreiller au visage de Tom et le reprit en bouche, bien profond. Il était vraiment surpris de la facilité avec laquelle il prenait Tom de plus en plus profondément dans sa bouche. Mais ensuite Tom se cambra et étouffa presque Bill avec son pénis. Bill paniqua un peu et avala un grand coup autour de Tom

Tom gémit dans l'oreiller et entama un mouvement de va et vient dans la bouche de Bill. Bill put encaisser les premières poussées, mais ensuite il prit un peu peur. Il ne pouvait pas respirer et Tom allait trop profond.

Il repoussa les hanches de Tom et releva vivement la tête, laissant le sexe de Tom dur et seul.

“Merde, tu m'as presque étouffé,” dit Bill.

Tom avait l'air complètement euphorique, ses mains agrippant les épaules de Bill possessivement. “S'il te plait, s'il te plait, Bill,” supplia Tom. “Recommence.”

“Tu promets de bien te tenir?” le taquina Bill. Tom hocha la tête. “Ne me tire pas les cheveux non plus.”

Tom acquiesça encore.

“Ok.” Bill prit son temps cette fois. Il lécha le sexe de Tom sur toute sa longueur, se réjouissant des bruits que faisait son frère. Tom le suppliait presque. Non, il le suppliait vraiment. Bill se sentait comme le maître du monde.

Bill ouvrit la bouche en un parfait petit 'O' et accueillit la verge de Tom entre ses lèvres. Il referma la bouche et aspira ses joues, créant une dépression autour de la chair gonflée et brûlante de Tom. Un liquide commença à couler dans la bouche de Bill, un goût inconnu, et Bill sut que ça devait venir de Tom. Il fut surpris de voir que ça n'avait pas mauvais goût et qu'il pouvait en avaler un peu, sinon tout.

“Oh, putain, Bill,” murmura Tom dans l'oreiller. Il releva les hanches et Bill le prit plus profondément. Bill commençait à s'y faire et prévoyait son prochain mouvement. Il enroula ses doigts autour de la base du sexe de Tom et les roula vers le haut en coupant puis relâchant la circulation à l'intérieur. Tom gémit et pressa ses cuisses ensemble, emprisonnant une des jambes de Bill. Bill sentit son propre sexe se durcir délicieusement. Il en voulait plus.

“Chuut,” dit Bill doucement, sa voix envoyant des frissons le long du pénis de Tom. “Tu es vraiment beau. Tu as bon goût, aussi.”

“Humf.”

Bill rit, et Tom se dégagea presque. Il s'assit sur les cuisses de Tom, les enjambant, et maintint son frère en place. Tom écarquilla les yeux. Bill était pratiquement en train de le chevaucher.

“Enlève ton pyjama,” insista Tom.

“Quoi? Non,” dit Bill, s'asseyant.

“Fais le.”

“Ungh.” Bill descendit son pantalon de pyjama le long de ses jambes et le jeta au sol. Il se réinstalla sur les cuisses de Tom et ils étaient peau à peau. Le pénis délaissé de Bill se dressait juste à côté de celui de Tom

“Finis moi, que je puisse te le faire,” dit Tom le souffle coupé.

“Oh,” couina Bill. Il pouvait se préparer aux mouvements physiques que faisait Tom mais les mots le faisaient décoller. Il était très excité, mais il avait besoin de se pencher et de sucer le sexe de Tom. Il en avait besoin.

Bill se baissa et son ventre se colla à celui de Tom, emprisonnant leurs sexes entre eux. Ils se heurtèrent et les yeux de Bill et Tom s'écarquillèrent.

“Suce moi,” ordonna Tom.

Bill plissa les yeux. “Ok.”

S'il voulait que Bill le suce, alors Bill allait le sucer. Bill redescendit le long de Tom et posa sa bouche sur son pénis, le suçant profondément, appuyant son piercing directement contre le gland.

Bill !!!“ hurla Tom.

“Tais toi,” murmura fortement Bill, levant les yeux et détachant sa bouche de Tom. Tom lui renvoya son regard, les sourcils froncés.

“Pourquoi tu t'arrêtes??”

“Parce que tu vas réveiller la ville entière,” dit Bill d'un ton sec.

“Ah, Ok,” dit Tom, laissant retomber sa tête et remontant ses hanche de manière suggestive vers Bill. Bill soupira, sourit et replaça ses lèvres autour de Tom.

Il se força à prendre Tom encore plus loin, plus loin qu'il ne le pensait possible. Bill découvrit que quand il avait le contrôle, il pouvait prendre Tom presque entièrement. En fait, en déglutissant fortement, Il vit qu'il pouvait le prendre entièrement.

En fait Bill n'avait pas d'idée précise de ce qu'il faisait. Tout ce qu'il savait était que Tom empoignait ses cheveux et jurait quand il l'enfonçait un peu plus dans sa bouche. Et prendre tom aussi profondément était facile pour Bill, pas parce qu'il était doué pour les fellations, mais parce que depuis des lustres il horrifiait ses copains de classe en avalant des trucs divers et variés et qu'il n'avait à présent aucun réflexe de renvoi.

“Putain de merde!” grogna Tom.

“Ok,” dit Bill, remontant du sexe de Tom et se positionnant sur ses cuisses à nouveau. “Je vais arrêter, tu fais trop de bruit.”

“Bill,” siffla Tom, montrant son bas-ventre. “Espèce d'enfoiré.”

Bill haussa les épaules et se pencha en arrière. “Désolé.”

Tom se lança en avant et tira Bill jusqu'à son visage. “Je ne ferai pas de bruit.”

“J'en doute.”

“Bill,” dit Tom d'un ton des plus plaintif que Bill ne l'ait jamais entendu utiliser. Bill leva les sourcils.

“Ok. Tu es tellement gamin.” Bill eut un petit sourire satisfait envers Tom et se replaça au dessus de ses cuisses. Ça ne prit qu'une petite léchouille sur le gland pour que Bill sache que Tom avait envie de crier.

Il le prit en bouche et fit monter et descendre sa tête, respirant par le nez. Il sentait Tom devenir fou sous lui. Tom s'accrochait encore à ses cheveux, les tirant même, mais Bill s'en fichait. Il laissa Tom appuyer sa tête sur son sexe et s'enfoncer dans sa bouche encore et encore.

Bill pensa, en sentant Tom enfler dans sa gorge, qu'il se pourrait qu'iI jouisse lui aussi. Son pénis se frottait contre la cuisse de Tom à chaque descente.

“Oui, oui, oui,” scandait Tom à présent. “Suce moi, Bill. Suce moi.”

Bill suça fortement une dernière fois, léchant Tom avidement. Puis Tom se cambra et Bill recula un peu, le sexe de Tom reposant juste à l'intérieur de sa bouche.

“Bill!” cria Tom, et la bouche de Bill s'emplit de la semence de Tom. Pendant une seconde, il ne sut pas quoi en faire. C'était chaud et épais et avait un goût beaucoup plus fort que le liquide séminal.

Mais il ne pouvait pas le cracher. Il regarda Tom droit dans les yeux et avala le tout.

C'était significatif et il s'assura que Tom avait bel et bien compris. Tom trembla et haleta sous Bill. Bill le regarda, se léchant les lèvres et les doigts comme un chat. La verge de Bill était encore si dure qu'elle en était douloureuse et il la frottait subtilement contre la cuisse de Tom, de façon assez suggestive. Il avait envie de se remettre à califourchon sur Tom.

“Ok,” dit Tom, la voix enrouée. “Bill.”

Bill pencha la tête et fronça les sourcils. Il commença à se caresser paresseusement, ne détachant pas son regard de Tom. Il regarda Tom suivre ses moindres mouvements.

“Oh,” gémit doucement Bill. Il ferma les yeux et se pencha en arrière sur un bras en se caressant lentement le sexe. Ses cuisses s'écartèrent et sa tête tomba en arrière, puis il sentit le matelas bouger. Quelque chose s'appuya à côté de lui et il sentit la peau moite de Tom contre la sienne. Bill se rendit compte de ce qu'il faisait et rougit violemment, ouvrant les yeux.

“Mets toi sur le dos,” chuchota Tom directement dans l'oreille de Bill. Il laissa Tom l'allonger sur le lit. Tom s'installa entre ses jambes et écarta gentiment la main de Bill. “Ne te touche pas. Tu sais que je m'y prends mieux que toi de toute façon.”

“N'importe quoi,” murmura Bill.

Il entendit Tom rire, puis sentit une main entourer son sexe. Tom enroula son pouce autour du gland et rit encore. “Tu es tellement dur. Tu as vraiment du adorer me sucer, hein?”

Bill sentit un sursaut le traverser et il se demanda quand Tom était devenu si doué avec les mots. “Ça allait.”

“Tu es humide aussi. Hmm.”

Bill tressaillit en sentant un souffle chaud sur son pénis. Il se crispa et plia les orteils, essayant de rester aussi immobile que possible car il savait qu'aussitôt que Tom ferait ne serait-ce que le lécher, il traverserait ce putain de plafond.

“Tomi...”

“Oui.”

Bill ouvrit un oeil, il avait eu raison. La simple vue de ce qu'il se passait était presque suffisante pour le faire jouir. Il déglutit et inspira profondément.
“Vas-y... doucement. Je suis vraiment...”

“Je sais.”

Bill referma les yeux. Il aurait aimé avoir quelque chose à mordre.

Il sentit une chaleur humide contre son sexe. C'était la langue de Tom qui léchait sans hésitation tout le tour de son gland. Bill sursauta. C'était intense. Mais pas aussi contrôlé qu'il l'espérait.

“Plus fort,” chuchota Bill. “Fais pas ta chochotte.” ( en anglais : pussy, chatte/foufoune )

“Je ne savais pas que tu connaissais ce mot,” murmura Tom et Bill frissonna. La voix de Tom avait envoyé des vibrations courir le long de son pénis jusqu'à ses orteils puis à son ventre pour venir s'enrouler dans sa poitrine.

“Fais le, c'est tout,” dit Bill.

“Je croyais que je devais y aller doucement?”

Bill plissa les yeux. “C'est mon tour.”

Tom le pris en bouche immédiatement et les orteils de Bill se crispèrent fortement. “Ah!” cria-t-il. Tom remonta, léchant le gland, puis redescendit en le suçant encore une fois. Bill rejeta la tête en arrière et tenta de respirer. “Tomi, oui, oui.”

Tom se retira.

“Qu'est-ce que tu fais?” demanda Bill, empoignant les draps.

“Ne m'appelle pas Tomi.”

“Ok, promis.”

Bill vit le sourire sur le visage de Tom quand il se remit à la tâche. Aussitôt, Bill fut plongé dans une hébétude due au plaisir, et sa tête retomba. Il se sentait étourdi et pris de vertiges. C'était tellement autre chose que d'être touché par une main, tellement plus intense, et plus pervers aussi. Il avait envie que Tom lui dise de délicieuses cochonneries mais il avait la bouche pleine.

Il y avait autre chose : le piercing de tom à la lèvre. Bill se hérissa, non sans plaisir, en le sentant contre sa chair sensible. Il avait taquiné Tom sans merci quand il s'était fait percé la lèvre, mais maintenant, à cet instant, c'était tout ce à quoi Bill pouvait penser Bill et il ne s'était jamais douté que ça l'affecterait aussi intimement

“Tom, oh mon dieu,” marmonna Bill. Sa nuque semblait ne plus lui répondre, tout comme le reste de ses membres. Tout son sang se concentrait dans son bas-ventre, aurait-on dit. Puis Tom fit quelque chose dont Bill était sûr que ça n'était pas intentionnel. En remontant, ses dents effleurèrent à peine son gland. Bill frissonna d'extase et quand Tom redescendit, il jouit si fort que des larmes s'échappèrent de ses yeux.

S'il n'avait pas été complètement ailleurs, il aurait vu Tom s'efforcer comiquement d'avaler son sperme. Et il aurait senti un frisson de victoire quand il y parvint finalement.

Bill, étourdi et haletant fortement, se remonta sur ses coudes et regarda son frère, clignant des yeux pour se débarrasser de ses larmes involontaires. Tom s'essuyait la bouche du bras en faisant une légère grimace.

“Quoi?” dit Bill. Sa voix s'éteignit et il toussa bruyamment une ou deux fois.

“Chuut,” chuchota Tom. Il se lécha les lèvres. “Tu as un goût différent.”

“Différent de quoi?”

“Je sais pas. Moi.”

Bill s'écroula en arrière et soupira. Il se sentait complètement mou et n'avait pas envie de bouger. Il se demanda si c'est ainsi qu'il avait fait se sentir Tom.

“Est-ce que j'ai bon goût?” demanda Bill.

Tom eut un sourire en coin et s'allongea près de Bill. “Non. Mais tu n'as pas mauvais goût non plus.”

“J'aime ton goût,” répondit Bill timidement.

“C'est parce que t'es une fille,” rétorqua Tom. Bill ricana et lui mis une tape sur la tête.

“Alors...” commença Bill, regardant Tom avec de grands yeux. Tom avait l'air très content.

“La meilleure chose qui me soit jamais arrivée,” dit Tom. “Georg avait raison.” Bill sourit et se rapprocha de Tom.

“Oui, c'était... bien.”

“Bien? T'as tenu quoi, dix secondes,” dit Tom. “Tu es trop facile, Bill.”

“J'ai pas pu m'en empêcher, tu...” Bill laissa sa phrase en suspend. Il sourit largement.

“Je suis si doué que ça?”

“Conneries,” répondit Bill. “Enfin. Peut-être.”

“Je sais.” Tom tourna la tête vers Bill et lui rendit son sourire. Bill lui bailla au visage. “Rooh, Bill.”

Bill se mit en boule près de Tom, posant son front contre son épaule et agrippant son avant-bras.

“Et comment je suis sensé dormir? J'ai besoin de bouger, tu sais,” grommela Tom.

“Je m'en fiche,” répondit Bill baillant à nouveau. Il sentit Tom tâtonner alentour pour remettre son bas. Bill décida de s'en passer jusqu'au matin. “Tu étais très bon ce soir, Tomi. Sur scène.”

“Toi aussi... Ne m'appelle pas comme ça.”

“Ok.”


***

Alors?
Non sans blague, vous aussi vous commencez à être fans de undrockroll et cynical_terror... avouez ^^

( nouvel OS sur mon blog, attention c'est un lemon assez... détaillé ^^ par là --> * )

Pix : Betsy


Formative - chapitre 4 26/01/2008


Hello everybody, everybody hello!
Et oui, et oui, voici le chapitre 4!

Bonne lecture!


***



“Un autre film, aller,” plaida Bill. “S'il te plait?”

“Oui, s'il vous plait?” ajouta Andreas.

Simone regarda son fils et son meilleur ami puis Tom. “Qu'est-ce que tu en dis, Tom?”

Tom haussa les épaules. “Peu importe.”

Bill se pencha et lui fila un coup dans le bras. “Aller Maman, il n'est que onze heures et il n'y a pas d'école demain.” Simone croisa les bras puis sourit.

“D'accord, mais seulement un de plus et ensuite vous allez tous au lit. Et ne faites pas de bruit.”

“Merci, Mme. T,” dit Andreas alors que Simone quittait la pièce. Il se cala dans un vieux fauteuil confortable et mangea une autre poignée de chips. Comme souvent le vendredi soir, Andreas était là pour regarder des films et passer la nuit. “Qu'est ce qu'on regarde?”

Tom, assis par terre, le dos contre le canapé attrapa sa guitare et commença à jouer au hasard quelques nouveaux accords qu'il avait appris. “Je m'en fiche. Un truc bien.”

“'Un truc bien,'” l'imita Bill, s'étirant contre les coussins du canapé. Tom envoya une main en arrière et frappa Bill sur la tête. “Héé!” Il déplia ses longues jambes et poussa Tom du canapé.

“Temps mort,” dit Andreas en faisant le signe de ses mains. “On n'a qu'à regarder ce nouveau film d'horreur, j'ai vu que votre beau-père l'avait loué.”

“On a pas le droit,” dit Bill sourdement.

“Il ne le saura jamais,” dit Tom, posant sa guitare et se dirigeant vers la télévision. Il prit le DVD et le secoua. “Pas de problème. On aura qu'à changer si Maman ou Gordon arrivent.”

“Vous m'attirez toujours des emmerdes les mecs,” dit Bill.

“Arrête de faire ton trouillard,” répliqua Tom.

“Ouais,” ajouta Andreas.

“C'est pas vous qui vous faites toujours avoir,” dit Bill avec une petite moue. Les deux autres garçons rirent et Bill croisa les bras. “Sérieusement!”

Tom rit juste un peu plus et plaça le DVD dans le lecteur. “Je parie que tu as peur, hein?”

“Mais non.”

“Tu veux que je te tienne la main?” demanda Tom. Bill rougit.

“Arrête de faire ton connard,” dit Bill. “Je n'ai pas peur.”

Tom se leva. “Donc ça t'est égal si j'éteins les lumières?” Bill hocha la tête et Tom éteignit. La pièce était d'un noir d'encre jusqu'à ce que le film démarre sur l'écran. Evidemment, Bill n'avait pas peur du noir ou des films d'horreur, mais bien sûr, il fallait que Tom l'emmerde. Il détestait vraiment Tom parfois.

Les trois garçons étaient assis en silence et le film commença. Ça n'était pas vraiment aussi effrayant que ça, du moins pas encore, et Bill était encore fâché contre Tom. Il arrivait toujours à retourner Andreas contre lui. Tous les deux pensaient sûrement qu'il était un gamin.

Bill s'assit un peu mieux dans le canapé, les yeux rivés sur Tom assis au sol à côté.

'Il arrive toujours à m'avoir,' pensa Bill. Puis Bill eut une idée sournoise. Il regarda du côté d'Andreas; il était complètement absorbé par le film. 'Tu vas avoir ce que tu mérites, Tom.'

Bill bougea silencieusement sa jambe pour la positionner au dessus de l'épaule de Tom. Se mordant la lèvre, il appuya son orteil sur le côté du cou de Tom. Tom tressaillit et se recula. Bill sourit et recommença, cette fois en remontant le long du cou de Tom jusque derrière son oreille.

Tom ne disait rien, Bill savait que c'était bon signe. Si Tom pensait que Bill voulait juste le titiller, il serait en train de s'en plaindre au monde entier en ce moment même.

Bill était bien en train de le titiller, mais pas de la façon dont Tom voudrait qu'Andreas soit au courant. Bill se redressa un peu et posa une main dans le cou de Tom.

Tom s'éclaircit la gorge et Bill enleva rapidement sa main, jetant un rapide coup d'oeil à Andreas. Andreas ne bougea pas, il regardait toujours le film avec concentration. Bill glissa sur le canapé et s'allongea sur le dos. Il laissa son bras pendre du canapé et tambourina des doigts sur le sol à côté de Tom.

A sa grande surprise, Tom s'adossa au canapé, à côté de la jambe de Bill. Bill releva un sourcil et remonta lentement son genou jusqu'à ce que ses orteils se retrouvent dans le cou de Tom à nouveau. Il fouilla les dreads de Tom de son gros orteil et commença à masser la zone sous l'oreille de son frère de façon régulière.

“Oh!” s'exclama Andreas, et Bill roula loin de Tom aussitôt. “C'était dingue, vous avez vu ça?”

“Ouais,” mentit Bill. Il se plaça au milieu du canapé et s'assit, les genoux remontés à sa poitrine, roulé en boule

Ils regardèrent le film en silence encore un peu jusqu'à ce que Bill sente quelque chose bouger le long du canapé. Il ne regarda pas. Il ne voulait pas car il savait qu'il aurait forcément une réaction : un rire, un hoquet, quelque chose.

Puis Bill sentit une main bouger lentement le long de sa cuisse et ses yeux s'écarquillèrent.

'C'est pas vrai,' pensa Bill. 'Quel connard.'

Bill se décida rapidement et attrapa la main de Tom. Il sentit la main sursauter dans la sienne et sut que Tom ne s'y attendait pas. Avec un air triomphal, il approcha lentement et délibérément la main de Tom vers son entrejambe. Dès que sa main atterrit à cet endroit, Tom la retira.

Bill eut un sourire en coin. “Bon film, Tom, non?”

“Euh... ouais,” grommela Tom.

Bill se déplaça un peu plus sur le canapé jusqu'à se retrouver assis directement derrière Tom. Il pensa à retripoter les dreads de Tom mais Tom s'avança hors de sa portée. “Tu me bouches la vue,” mentit Bill.

“Mais non,” répondit Tom.

“En fait si,” dit Andreas depuis son fauteuil. “Tu caches tout le sang. Pourquoi est-ce que tu ne vas pas t'asseoir dans le canapé ?”

“Ouais,” dit Bill. “Je peux te faire de la place.”

Tom regarda en arrière vers Bill et secoua la tête. “Je, euh...”

“Chut!” les fit taire Andreas. “Vous manquez le film.”

Tom leva les yeux vers Bill puis s'installa à contre coeur sur le canapé, s'asseyant aussi loin que possible de son frère. Cela ne consterna pas Bill. Il s'étala à nouveau et posa sa tête à l'autre bout du canapé. Bill était tout en jambes, donc ces longs membres cognaient contre Tom de façon pénible. Tom se penchait pour s'écarter comme si Bill avait la peste.

“Arrête ça,” dit Tom à voix basse, ses yeux lançant des éclairs vers Bill. Bill se contenta de plisser les yeux et se rassit correctement. Il ne bougea pas pendant quelques instants, puis se leva pour aller à la salle de bain.

Quand il revint, il se rassit sur le canapé, très près de Tom. Tom soupira et commença à bouger mais Bill écarta une jambe sur les genoux de Tom qui essaya de la repousser. Bill contracta ses muscles et appuya sur les genoux de Tom. Tom lui mit un coup de coude dans le côté, ce qui le fit crier.

“Chuut,” siffla Tom.

Andreas leur jeta un oeil. “Ça n'était même pas vraiment effrayant.”

“Je sais,” grommela Bill. Il était vraiment énervé maintenant. Il voulait faire payer son frère. Il appuya plus fort sa jambe contre Tom et posa légèrement sa main sur sa cuisse. Du coin de l'½il, il vit Tom tourner la tête vers lui.

Bill glissa sa main sur l'entrejambe de Tom et sentit qu'il était très, très dur. Bill pouvait sentir la chaleur à travers le jean de Tom et il serra son sexe.

Tom toussa bruyamment et se leva, se débarrassant de Bill. “Ce film est naze, je vais me coucher.”

“Tu as juste peur,” dit Bill en fixant Tom, le défiant de dire le contraire.

“Ouais, ouais, c'est ça,” dit Tom.

“Je pense qu'il a peur. Regarde sa tête,” dit Andreas. Bill sourit et Tom leur fit une mine renfrognée puis partit. “Quelle mauviette!”

“Ouais.” Bill sourit et se tourna vers la télévision. Il se rendit compte qu'il allait devoir vraiment se concentrer sur le film maintenant et tout ce dont il avait envie était de suivre Tom au lit. Peut-être qu'il n'avait pas gagné finalement. Bill bailla et essaya de se sentir supérieur. 'Stupide, Tom, partir...'


**


Environ une heure plus tard, les garçons étaient dans la chambre de Bill. Ils s'étaient tous les deux endormis en bas et avaient loupé plus de la moitié du film. Bill installa le matelas en mousse pour Andreas et lui donna un oreiller.

“Ne pisse pas au lit cette fois,” dit Bill.

“Une fois, c'est arrivé une fois quand on avait six ans,” grogna Andreas.

“C'est juste pour te le rappeler,” rit Bill. “Toujours. Je te le rappellerai la nuit de tes noces.“ Il lança un sac de couchage à Andreas. Ça avait toujours été comme ça ; peu importe à quel point les jumeaux étaient bons amis avec Andreas, il dormait toujours dans la chambre de Bill.

“Tu crois que Tom m'en veut?” chuchota Andreas.

“Quoi? Pourquoi?” Bill se pencha par dessus son lit et loucha dans le noir.

“Il était plutôt bizarre ce soir, puis il est partit,” dit Andreas lentement. “Je ne veux pas qu'il soit fâché contre moi. C'est bizarre.”

“Il a pas mal de choses en tête en ce moment. On a plein de trucs avec le groupe qui arrivent,” expliqua Bill.

Bill n'entendit rien d'autre, donc il supposa que c'était une réponse suffisamment satisfaisante pour Andreas. Bill avait été épuisé un peu plus tôt, mais maintenant il était bien réveillé. Bien réveillé, à penser à Tom. La situation dans le salon le fit réfléchir à ce qu'ils faisaient. Pour la première fois depuis que ça avait commencé, Bill se sentait un peu bizarre à propos de tout ça.

Est ce qu'ils faisaient quelque chose de mal? Bill pensa que c'était peut-être le cas. Il s'enroula de ses bras. Peut-être que Tom était fâché contre lui. Peut-être que Tom ne voudrait plus dormir avec lui.

'Il faut que je lui parle,' pensa Bill. Il resta allongé pendant quelques minutes de plus jusqu'à ce qu'il entende de légers ronflements venir du côté d'Andreas. 'Hmm...'

Bill se leva précautionneusement du lit et contourna la silhouette endormie d'Andreas. Le plancher craqua sous ses pieds mais Andreas ne broncha pas. Bill sortit rapidement de la chambre et se retrouva devant la porte de Tom. Les lumières étaient éteintes et Tom était sûrement endormi mais Bill ouvrit la porte quand même et entra.

Il pouvait voir la silhouette de Tom sur le lit et il s'approcha doucement.

“Tom?” siffla-t-il dans l'obscurité. Pas de réponse. “Tom,” dit-il un peu plus fort. Il s'assit à côté de Tom sur le lit et lui secoua l'épaule. Tom marmonna quelque chose dans son sommeil et Bill lui donna un petit coup. “Tom!” chuchota-t-il de manière forte. Tom laissa échapper un ronflement bas. Bill fronça les sourcils et se pencha très près du visage de Tom. Il était sur le point d'essayer de le réveiller encore une fois quand Tom se redressa vivement et l'attrapa. “Ahh!” cria Bill et Tom le plaqua sur le lit en riant.

Le coeur de Bill battait furieusement et il dégagea Tom de sur lui.

“Pauvre con,” chuchota Bill.

“Tu l'as bien mérité, petit frère,” dit Tom avec un large sourire.

“Je ne suis pas petit,” dit Bill. “Pauvre con.”

“Qu'est-ce que tu as foutu pendant tout ce temps?” demanda Tom. “Je t'ai attendu, quoi, des heures.”

“Hmm, tu te rappelles de notre ami Andreas,” dit Bill. “Parfois il vient à la maison. Ce soir il dort à la maison. J'étais avec lui. Pourquoi, tu es jaloux?”

Tom cogna fort Bill dans l'épaule et Bill cria. “Enfoiré,” chuchota Bill, et il pinça Tom aussi fort qu'il le pouvait au côté. Tom grogna et repris le dessus sur Bill, le clouant contre le matelas. Bill leva les yeux vers le visage de Tom, encadré de dreads. Tom respirait fort et Bill pouvait le sentir sur son cou et son visage.

“Tom.”

“Oui.” Tom pressa ses hanches contre celles de Bill et frotta un peu de haut en bas. Le souffle de Bill se coupa et il déglutit fortement.

“Est-ce que c'est mal?”

Bill vit Tom se mordre la lèvre et froncer les sourcils. “Qu'est-ce que tu veux dire?”

“Tu sais ce que je veux dire.”

Tom roula à côté de Bill et s'installa sur le dos. Il haussa les épaules. “On ne fait qu'essayer des trucs pour voir comment ça fait. On s'entre aide.”

“Ok.” Bill ne voulait pas insister car il pensait que s'il le faisait, Tom commencerait à trouver tout ça bizarre et n'en voudrait plus. Il frotta son nez contre le bras de Tom et traîna ses lèvres humides vers le haut de son épaule pour y poser son menton. “Et tu avais peur pendant le film. Peur que je te fasse jouir.”

Tom frappa Bill à nouveau et s'assit. Il s'agenouilla au-dessus de Bill et le poussa contre le matelas une fois encore. “Tu n'aurais pas pu.”

“Je parie que si.” Bill sourit malicieusement.

“J'ai de l'endurance,” dit Tom, “Pas comme certaines personnes que je connais.”

“J'ai de l'endurance,” dit Bill, laissant échapper une petite exclamation quand le corps de Tom vint se reposer contre le sien. Tom bougea ses hanches contre celles de Bill et leurs sexes se frottèrent ensemble. Le ventre de Bill se contracta et il dut tourner son visage sur le côté. Il ne pouvait pas regarder Tom à cet instant là.

Quelque chose dans leur position faisait rougir Bill. Ils n'avaient jamais vraiment fait quelque chose comme ça avant. Un contact corporel total. C'était incroyable.

Tom poussa contre Bill un peu plus et Bill étouffa un hoquet. “Tom, qu'est-ce... qu'est-ce que tu fais?”

Tom haussa les épaules et recommença. “C'est bon, non?”

Bill acquiesça et osa regarder Tom. Tom se mordait la lèvre alors qu'il inclinait ses hanches contre Bill. “C'est... oh... très bon.”

“On pourrait enlever ton pyjama,” dit Tom très doucement. Il avança sa bouche vers l'oreille de Bill et chuchota, “Et le mien.”

Bill couina. “Mais...”

“On serait ensemble,” dit Tom. Il plaça une main sur le ventre de Bill, jouant avec les ficelles de son bas de pyjama.

Le ventre de Bill lui sembla extrêmement lourd quand lui vint l'idée que peut-être Tom agissait de façon sexy. Il n'était pas sûr. Tout ce qu'il savait c'était qu'il voulait vraiment ce que Tom voulait. Bill voulait être ensemble, avec Tom.

“Ok,” chuchota Bill. “Ok, d'accord.”

“Ok.”

Bill autorisa Tom à tirer son pyjama le long de sa taille, ses cuisses puis à l'enlever. Ensuite, Tom resta étendu, immobile, avec une expression d'attente sur le visage. “Quoi?” demanda Bill.

“Je peux pas faire tout le boulot.” Tom eut un sourire en coin.

Bill leva les yeux au ciel et rassembla pudiquement la couverture à ses hanches en s'asseyant pour enlever le pyjama de son frère. Tom poussa ses hanches en avant et Bill fit courir une main sur sa peau douce avant de glisser ses doigts en dessous du vêtement. Le corps de Tom trembla quand Bill glissa avec précaution son pyjama le long de ses jambes avant de le retirer complètement.

“Les T-shirts,” dit Bill. Tom hocha la tête. Il tirèrent tous les deux leurs T-shirts par-dessus leurs têtes et les jetèrent au sol. Bill frissonna et réalisa qu'ils étaient tous les deux parfaitement nus. “Euh.”

“Mets toi sur le dos,” ordonna Tom. Bill soupira.

“Pourquoi moi?”

“Parce que je suis plus vieux que toi,” dit Tom.

“Je suis plus grand,” répliqua Bill.

Tom rit et força Bill à s'allonger. Bill se débattit un peu mais laissa Tom le manoeuvrer. “Tu aimes être commandé,” dit Tom.

“Non, je—”

“Si.” Tom s'installa sur Bill et ils se turent tous les deux. Bill pensa qu'il allait se mettre à hyperventiler quand la silhouette complètement nue de Tom se frotta à lui. Puis Tom lui écarta les jambes.

Bill était définitivement en train d'hyperventiler.

Il sentit le pénis gonflé de Tom frotter contre le sien et c'était une expérience complètement nouvelle. Bill crut qu'il allait jouir immédiatement mais quelque chose dans un coin de sa tête lui dit que Tom le lui rappellerait pour le restant de ses jours s'il le faisait. Bill prit une profonde inspiration. Il devait riposter. Il pouvait facilement rester simplement là et laisser Tom s'écraser régulièrement contre lui, mais il voulait riposter.

Bill attrapa la tête de lit à deux mains et se cambra, poussant son entrejambe contre celui de Tom. Il grogna sous l'effort et Tom hoqueta, ne s'attendant pas à ce mouvement soudain. “Putain,” dit Tom entre ses dents.

“Ha, han,” souffla Bill, roulant des hanches et se pressant contre Tom. Tom tourna ses propres hanches et bientôt ils trouvèrent un rythme parfait, leurs sexes glissant l'un contre l'autre sans aucune gêne. Les orteils de Bill se crispaient si fort qu'ils étaient douloureux, et il pouvait à peine se retenir. Tom laissa tomber sa tête et enfouit son visage dans le cou de Bill.

“Haan, Bill,” murmura Tom contre la peau de Bill. Bill ferma les yeux et pencha la tête contre celle de Tom. “Plus fort.”

“Non, toi.”

“Je suis proche,” dit Tom à bout de souffle. Bill sentit un déferlement familier parcourir son corps. Il savait qu'il était proche lui aussi. Il voulait tenir, cependant. Il voulait jouir avec Tom, contre lui.

“Pas déjà,” gémit Bill dans l'oreille de Tom. “On a juste commencé.”

“Je peux pas...” Tom rejeta la tête en arrière et gémit. “Arrête de bouger ou je vais venir.”

Bill lâcha la tête de lit et ramollit son corps. Tom ralentit ses mouvements, haletant fort dans l'oreille de Bill. “Nom de Dieu,” hoqueta Bill.

“Ouais,” dit Tom. Il descendit ses mains le long du corps de Bill et agrippa ses hanches. “Laisse moi... essayer quelque chose.” Bill acquiesça, il était prêt à prendre tout ce que Tom lui donnerait. Tom se rapprocha encore plus près entre les jambes de Bill, tellement que son pénis glissa entre elles et cogna contre ses testicules. Bill se tortilla sur le lit et Tom maintint ses hanches en place.

“Qu'est-ce... oh!” gémit Bill alors que Tom poussait entre ses jambes. Le sexe de Tom appuyait fort contre ses cuisses et ses fesses. Chaque fois que le sexe de Tom allait cogner la zone derrière ses testicules, il hoquetait, un feu lui dévorant les entrailles. Ils étaient en sueur et leurs corps glissaient facilement l'un contre l'autre, le pénis de Tom s'enfonçant durement entre les jambes de Bill. C'était tellement intime que Bill ne pouvait presque pas le supporter. (à cet endroit, certaines lectrices se sont demandé si Tom pénétrait Bill. Non, il est simplement entre ses cuisses. Ça ne sera pas pour ce chapitre ^^ )

Bill ne pouvait pas s'empêcher de penser, 'C'est du sexe,' alors que Tom bougeait contre lui. Si c'était du sexe, c'était la meilleure chose qui n'était jamais arrivée à Bill. Meilleur que la fellation, et de loin. Mais en quelque sorte, Bill savait que ça n'était pas ça. Ce n'était pas du sexe. Il ne savait pas vraiment ce qu'ils pouvaient faire d'autre mais il pensa que ça devait être incroyablement choquant et obscène. Bill se tint fermement aux épaules de Tom et enroula ses jambes autour de ses fesses.

Ce nouvel angle les fit tous les deux gémir. “Bill, tu es...” grinça Tom entre ses dents, “un génie.” Bill était rendu trop loin pour être flatté par les mots de Tom. La tête de Tom tomba, ses dreads atterrissant dans le visage de Bill, et son pénis cognant derrière ses testicules à nouveau. Bill couina, cette zone était fantastique.

“Encore,” dit Bill. “S'il te plait.”

Tom se pressa contre lui quelques autres fois avant de relever légèrement les hanches de Bill et de coller leurs verges ensemble à nouveau. Bill, fiévreux de désir, glissa ses mains vers le bas et les caressa ensemble pendant qu'ils bougeaient.

C'était juste suffisant.

“Est-ce que tu vas...?” demanda Tom.

Bill hocha furieusement la tête. “S'il te plait, Tom.”


**


Andreas se réveilla au son du plancher qui grinçait sous des pas. Il avait toujours su que la maison était vieille et on lui avait répété encore et encore que quand les vieilles maisons se tassent, elles ont tendance à grincer. Andreas avait passé de nombreuses nuits éveillé dans la chambre de Bill, se demandant si un craquement particulier venait de la vieille maison ou d'un cambrioleur entrant par effraction.

Ce craquement, en revanche. Ce craquement était différent.

“Bill?” chuchota fortement Andreas. Il s'assit et regarda le lit de Bill. Il était vide. “Hein, Bill?”

Andreas regarda aux alentours. Les couvertures de Bill étaient retournées comme si on en était sorti. Peut-être qu'il était juste allé à la salle de bain. Andreas soupira et se rallongea, fermant fermement les yeux.

Vingt minutes passèrent et Andreas n'arrivait pas à dormir. Bill n'était pas revenu non plus.

Andreas se leva lentement, son pyjama collé à ses jambes. Il frissonna légèrement et regarda la pièce obscure. Le film qu'ils avaient vu plus tôt lui repassait en tête et bien qu'il ne voulait pas l'admettre, il avait peur.

Puis il entendit un petit cri venant de l'extérieur de la pièce et il crut qu'il allait sursauter jusqu'au plafond. Il voulait courir dans son sac de couchage, mettre son oreiller sur sa tête et se cacher. Mais il était aussi inquiet.

Est-ce que Bill allait bien?

Andreas prit son courage à deux mains et sortit de la pièce, les yeux grands ouverts dans le noir. Il dépassa la chambre de Tom et était sur le point de descendre les escaliers quand il entendit à nouveau le son d'un petit cri. Il se tourna et fixa la porte de Tom.

“Tom?” demanda-t-il, s'approchant de la porte à pas de loup. Il n'y eut aucune réponse.

Il était certain d'entendre Bill là dedans, et on aurait dit qu'il pleurait. Andreas, pendant un moment, pensa qu'il devrait s'occuper de ses affaires. Mais il était comme de la famille depuis toutes ces années et il voulait vraiment savoir ce qui n'allait pas avec son meilleur ami. Il poussa doucement la porte, et ne rencontra que plus d'obscurité.

“Bi...” commença Andreas tandis que ses yeux s'habituait à l'obscurité. Là, sur le lit, il voyait Tom et Bill, nus, bougeant l'un contre l'autre, et ils gémissaient. Les yeux d'Andreas s'écarquillèrent encore plus à cette vue et sa bouche s'assécha. De toutes les choses qu'il s'attendait à trouver derrière la porte, celle-ci était reléguée au rang des moins probables. Il recula mais ne partit pas, ne détourna pas le regard, il resta simplement bouche bée.

“Oh, putain, ça vient,” entendit-il dire Tom.

“Oui... Oh, merde, Tom... oui...” Là c'était Bill.

Les jumeaux se tendirent visiblement puis grognèrent, le tout suivit par des soupirs et des souffles perturbés et irréguliers. “C'était... Il faudra qu'on remette ça,” dit Tom, une trace de rire dans la voix.

“Je ne sais pas pourquoi on n'a pas fait ça avant,” acquiesça doucement Bill.

“Rho, Bill, Tu m'en as mis partout.”

Andreas ne put en supporter davantage. Il retourna rapidement dans la chambre de Bill et s'allongea sur son lit improvisé.

Dans le noir, Andreas trembla un peu.

Il ne savait pas quoi en penser. Est-ce que c'était normal ? En un sens, tandis qu'il était allongé là, il pensa que ça l'était peut-être. Pour Bill et Tom en tous cas. Il souhaita ne les avoir jamais surpris, mais il ne lui vint pas à l'esprit qu'il avait vu quelque chose de mal. Il n'avait jamais eu de frère et s½ur, alors ses perceptions du bien et du mal était en quelque sorte faussées. Tom et Bill avaient toujours été bizarres dans leur genre.

'Peut-être que j'en parlerai à Bill plus tard,' pensa-t-il et il ferma ses yeux ensommeillés. Maintenant qu'il savait qu'il n'y avait aucun monstre ou assassin dans la maison, il se sentait épuisé.


**


Andreas arriva au rez-de-chaussée le matin suivant, entièrement habillé. Il s'était réveillé un peu trop tard dans une chambre vide. Il avait supposé que Bill était déjà en bas.

Il avait eu raison. Alors qu'il tournait un coin en direction de la cuisine, il vit Bill et Tom, assis à table, en train de manger des gaufres surmontées de tous les morceaux de fruit imaginables. Gordon était aux fourneaux, lisant le journal.

“Salut,” dit Bill, son visage s'éclairant quand Andreas entra dans la pièce. Tom hocha la tête dans sa direction, la bouche pleine.

“Coucou,” l'accueillit Gordon, le regardant par dessus sont journal. “Qu'est-ce que je peux te préparer?”

“hum... quelques unes de ses gaufres, ça serait super, merci,” dit Andreas, en montrant les assiettes de Bill et Tom. Gordon hocha la tête et commença à cuire quelques gaufres supplémentaires. “Vous êtes levés depuis combien de temps, les mecs?”

Bill et Tom se regardèrent. “Un moment,“ répondit Bill. “Passe moi le sirop, Tomi.”

“Ne m'appelle pas comme ça,” dit Tom. Andreas regarda leurs yeux se rencontrer et il se sentit nauséeux pendant une seconde, les souvenirs de la nuit précédente arrivant en flashs devant ses yeux.

Il était surtout mal à l'aise, ne sachant pas s'il devait dire quelque chose ou non. “Hum, passe le jus d'orange,” marmonna-t-il.

“Tu as l'air de mauvais poil,” dit Bill, tapant la main d'Andreas avec sa fourchette.

“Est-ce que Bill t'as tenu éveillé toute la nuit?” demanda Tom.

Les yeux d'Andreas se fixèrent dans ceux de Tom. “Quoi?”

“Il ronfle,” dit Tom et Bill sembla blessé.

“Je ne ronfle pas, connard!” Il claqua la main de Tom et Tom en fit autant.

Gordon se retourna des fourneaux et posa une assiette de gaufres chaudes entre les jumeaux. “Ça suffit, les enfants,” dit-il, souriant à Andreas.

“Merci, Mr. T,” dit Andreas, souriant largement à Gordon et plantant sa fourchette dans deux gaufres pour les mettre dans son assiette. Il gardait un ½il sur les jumeaux tout en préparant ses gaufres. Ils n'arrêtaient pas d'échanger des sourires entendus et à se donner des coups de pieds sous la table.

“Arrête, petit bébé,” siffla Tom à Bill. Bill regarda par dessus son épaule pour voir si Gordon les surveillait. Ce n'était pas le cas alors il jeta à Tom une queue de fraise qui atterrit dans ses cheveux.

“Tomi,” railla Bill avec un sourire en coin.

Andreas posa sa fourchette. Il devait dire quelque chose. “Bill, où est-ce que tu es allé cette nuit? Je me suis réveillé et tu n'étais pas là, alors je t'ai attendu un peu, puis je me suis levé pour voir si tu étais dans la salle de bain. Tu n'y étais pas.”

Tom rit. Bill lui envoya encore un coup de pied. “Désolé, je me sentais pas très bien. Je ne voulais déranger personne alors je suis allé à la salle de bain d'en bas.”

Andreas était presque choqué que Bill lui mente aussi ouvertement. Mais bien sûr qu'il avait menti. Andreas ne s'attendait pas vraiment à ce que Bill arrive la bouche en c½ur et dise ce qu'il avait vraiment fait. Il rougit un peu et baissa le regard vers son assiette.

Peut-être qu'il en parlerait à Bill une autre fois. Pour l'instant il allait juste essayer d'oublier ce qu'il avait vu.


***

Et voilà!
Eh eh, pauvre Andi, j'imagine le choc...
Alors il vous plait ce chapitre?
(encore un OS posté sur mon blog *)


Pix : Betsy